Fermer
Du diagnostic au traitement de choc, les socialistes se penchent sur le piètre état de leur parti et multiplient les pistes
pour tenter de le remettre sur pied. Gouvernance, états généraux, primaires: passage en revue des remèdes proposés.
Pas un simple ravalement de façade mais un grand ménage du sol au plafond de la maison PS. Depuis leur déroute électorale de dimanche, les socialistes pressent leur première secrétaire de tout changer: cap, équipe, rassemblement, mode de désignation du candidat, etc. «Ce qu’il faut faire c’est des propositions tous azimuts, au sommet, à la base, au milieu» pour que «cent fleurs jaillissent», a lancé Laurent Fabius. «Pas de rafistolage mais de vrais changements», a renchéri Pierre Moscovici.
Faut-il en déduire pour autant que le PS a «fermé la boîte à gifles» pour ouvrir «la boîte à idées», comme l’a certifié
Jean-Christophe Cambadélis? Chacun y va, en tous cas, de ses suggestions pour engager la refondation du parti.
Une «nouvelle gouvernance»
Dès la semaine prochaine, un nouvel organigramme doit être mis en place à Solférino. Forme de shadow cabinet allégé - autour d’une quinzaine de personnes - et rajeuni. Parmi les «quadras et les quinquas», Moscovici devrait faire son entrée dans la direction. Le député Jean-Louis Bianco a, de son côté, souhaité voir émerger «la génération d’après, pas les quinquas, pas les quadras, les gens de trente ans». Tandis que Manuel Valls, autre proche de Ségolène Royal, ne voit «pas de raison que Vincent Peillon, [lui] ou d’autres participent à la direction».
Aubry envisage une instance avec «des grandes figures» comme Bertrand Delanoë, Laurent Fabius, François Hollande et Royal. Celle-ci
s’est aussi vue confier la vice-présidence de l’Internationale socialiste pour «aller porter le message du PS français dans le monde.»
Des Etats généraux du renouveau
Pour nombre de socialistes, le changement de logiciel passe par un grand-rendez-vous du PS avec la société: 11 parlementaires et cadres demandent ainsi la tenue, pour la rentrée, d’«Etats généraux du renouveau» avec adhérents, sympathisants et société civile, afin de «définir une alternative».
Parmi les signataires, Arnaud Montebourg, Christophe Caresche, Aurélie Filippetti, Gaëtan Gorce, l’écologiste Géraud Guibert. Gorce et Filippetti veulent en particulier que la «rénovation» soit confiée, non pas à «l’appareil» mais «à nos militants et sympathisants»: ceux-ci fixeront «les étapes et grandes lignes d’un nouveau projet qui intègre l’exigence sociale aux exigences économique et écologique». Filippetti, proche de Royal, appelle à mettre à l’ordre du jour une série de sujets: «environnement, éducation, sécurité, Europe».
Pour sortir «des commissions Théodule, comités truc, conventions thématiques», Bianco prône «une démarche participative» qui redonnerait «tout de suite la parole» aux militants.
De ces états généraux qu'ils voudraient étendre à toute la gauche, Paul Quilès et Marie-Noëlle Lienemann, de l’aile gauche du PS,
préconisent de dégager «des thèmes fondateurs en vue de la mise au point, avant mi-2010, d’une charte pour la présidentielle, ambitieuse et novatrice»
Pour lire la suite c'est ICI
Publié le 15/06/2009 à 07h31 dans actualités