
Désirs-d'Avenir 6R6 Rose-Rouge
D2SIRS
ose
Au PS, on ne pense pas qu’aux élections des 14 et 21 mars. Pas question de perdre de vue l’après-régionales. Et l’après-régionales, ce sont les primaires et leur préparation. Peu à peu, les socialistes commencent àtati-aubry-600.1262993667.jpg toucher du doigt à quel point ce mode de désignation de leur candidat pour 2012 promet de bousculer les habitudes et perturber certaines stratégies. Jusqu’à présent, les discrètes discussions autour de la définition des règles du jeu de ces primaires ne se sont pas trop mal engagées. Un consensus semble se dessiner autour d’un processus qui aboutirait à la fin du printemps 2011, les vacances permettant de panser les plaies et de se retrouver pour une grande fiesta de retrouvailles, du genre Convention démocrate (les pom-poms girls en moins ?) lors de l’université d’été. Toutefois, on croise aussi le fer, à fleuret moucheté, sur d’autres éléments de calendrier. Ces derniers temps, le point-dur de la discussion s’est déplacé sur un sujet connexe, mais crucial : quand aura lieu le prochain congrès ?
HollandePetit rappel. En 2008, François Hollande a fait adopter en même temps que la nouvelle déclaration de principes une réforme des statuts mettant fin au traditionnel rythme triennal des congrès. L’objectif est de se caler sur le moment-phare de la vie politique française qu’est l’élection présidentielle. Principe retenu : un congrès « au moins un an » avant la date du scrutin élyséen et un autre « dans l’année qui suit ». En conséquence, le prochain devra se tenir avant mai 2011, ce qui laisse une assez large marge de manœuvre mais impose de déterminer s’il convient d’organiser le congrès avant ou après les primaires.
La plupart des dirigeants socialistes penchent pour la première hypothèse. Le congrès doit se tenir avant la désignation du candidat pour permettre de fixer des orientations dont celui-ci devra s’inspirer (si ce n’est les reprendre in-extenso) pour son programme. Il s’agira aussi et surtout de mettre en place une équipe de direction capable d’organiser dans les meilleures conditions de neutralité le déroulement des opérations. Au contraire, organiser le congrès après les primaires ferait courir le risque de voir le parti se diviser et exposerait le candidat, à peine adoubé par le bon peuple de gauche, à des marchandages de toutes sortes. Comme dit un grand élu, « on ne va pas refaire le match des primaires dans un congrès ».
La suite sur :
http://partisocialiste.blog.lemonde.fr/2010/01/09/le-casse-tete-du-calendrier-socialiste/
LE débat risque d'être agité!
Alex