
Désirs-d'Avenir 6R6 Rose-Rouge
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Le ministre Brice Hortefeux se félicite d'un chiffre national en baisse (minime). Mais maintient le flou en refusant de donner le détail du bilan région par région.
C’est, avec la gueule de bois et les bonnes résolutions, un incontournable du 1er janvier: le nombre de voitures brûlées dans la nuit. 1137 cette année, selon le bilan du ministère de l’Intérieur. Soit une baisse minime par rapport à l’année précédente, où le bilan était de 1147 voitures réduites à l'état de carcasses.
Un bon cru, à en croire le ministre de l'intérieur Brice Hortefeux qui s'est empressé de bomber le torse, se félicitant vendredi 1er d'une nuit «calme, sans incident important». Certes, ce chiffre quasi-stable est déjà un progrès si on le compare à l'explosion de 30% enregistrée le 1er janvier 2009 par rapport à l’année précédente. Mais ce même chiffre apparaît moins glorieux quand on sait que 30.000 policiers et 15.000 gendarmes ont été déployés cette nuit là.
Dont pas moins de 8000 pour Paris et la petite couronne où, pour le coup, le ministère met en avant une baisse de 20% du nombre de
voitures brûlées: 198 cette année, contre 248 véhicules l'année passée. Chiffre officiel mais difficilement vérifiable. «Nous n'avons pas de chiffre du tout puisque ce n'est pas de notre
compétence», répond-on au conseil régional, tandis que des sources policières citées par le Canard enchaîné font état de 350 voiture brûlées.
«Instructions»
Si, à moyenne nationale officielle en très légère baisse, moins de voitures ont brûlé en région parisienne, c’est logiquement qu’ailleurs en France il y en a eu plus. Où précisément? Impossible de le savoir. Toutes les préfectures contactées par Libération.fr se bornent à la même réponse: «Cette année on ne communique plus sur ces chiffres, on a reçu des instructions lundi en ce sens.» L’objectif affiché, avance l’une d’elle, est de ne pas créer d’effet de surenchère en publiant les chiffres département par département. Contacté, le ministère n'a pas donné suite.
En verouillant sa com, le gouvernement, fatalement, s’attire le soupçon de vouloir passer sous silence des chiffres qui seraient mauvais localement. Donnant du grain à moudre à l'opposition. Bernard Derosier, président (PS) du conseil général du Nord, interrogé sur Europe 1 mardi: «Je pense qu’il y a là une volonté manifeste du gouvernement de ne pas donner d’informations précises, parce que ces chiffres montreraient la faillite du gouvernement en matière de sécurité publique.»
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http://www.liberation.fr/societe/0101612313-combien-de-voitures-brulees-au-nouvel-an
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