Ségolène Royal est restée en retrait, mardi soir lors du conseil national du Parti socialiste, préférant mettre en avant son équipe qui incarne à ses yeux "le Parti socialiste de demain".
Elle n'apparaît symboliquement qu'en dernière position sur la liste des signataires de sa "motion" intitulée "Tous ensemble, fiers d'être socialistes".
Sur le papier, le maire de Lyon, Gérard Collomb, figure en première position de cette équipe paritaire de seize personnes, dont Vincent Peillon, Julien Dray, Delphine Batho, Najat Belkacem et Aurélie Filippetti.
"C'est une équipe soudée, capable de travailler ensemble, de rassembler et d'incarner (...) le PS de demain, celui du futur, celui qui va dire aux Français qu'il ne faut pas baisser les bras (...) et que des solutions, il y en a", a déclaré la présidente de Poitou-Charentes à son arrivée à la salle de La Mutualité, à Paris.
Elle a pris place au premier rang mais a envoyé à la tribune un trio composé de Najat Belkacem, Vincent Feltesse, président de la communauté urbaine de Bordeaux et François Rebsamen défendre leur texte d'orientation.
"Nous avons voulu présenter notre motion en trois parties pour se faire applaudir trois fois plus", a ironisé le sénateur-maire de Dijon.
Pour celle qui a déclaré mettre sa candidature au poste de premier secrétaire "au Frigidaire" pour l'instant, il s'agissait de "donner l'exemple" afin que le congrès de Reims ne soit pas "une guerre des chefs".
"Ce qui m'intéresse, c'est de pousser en avant une nouvelle équipe de futurs dirigeants du pays, de les mettre en valeur, de les faire parler", a-t-elle justifié à sa sortie.
"Je mets en avant cette équipe mais je suis là, bien présente", a-t-elle toutefois lancé à l'adresse de ceux qui douteraient de sa détermination.
S. Royal qui organise samedi un " meeting de la fraternité " au Zénith, à Paris, prévient : "Je prendrai toute ma place dans les débats, bien évidemment".
A souligner le railliement de Gaetan Gorce.
Avec Reuters





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