
Désirs-d'Avenir 6R6 Rose-Rouge
D2SIRS
ose

Photo : Razak
SEGOLÈNE ROYAL PRESIDENTE DE LA REGION POITOU-CHARENTES
Avec la réforme territoriale, ne pensez-vous pas que la région va en fait prendre le pas sur les départements ?
Tout le monde -Etat, région, département -en sortira affaibli. La bonne réforme est celle qui clarifie les compétences. Or, c'est le contraire. Déjà, elle ne va pas permettre de baisser les coûts. En Poitou-Charentes, nous compterons, d'après nos calculs, plus de 80 conseillers territoriaux au lieu des 55 conseillers régionaux actuels. Où allons-nous les mettre ? L'hémicycle de la région ne pourra pas tous les accueillir. Je ne vois pas non plus comment ces élus à double casquette trouveront le temps de siéger à toutes les réunions en lien avec le département et la région. A moins qu'on ne les professionnalise et que l'on renonce à garder des élus ancrés dans les territoires. Et puis, la région doit rester un espace de projet. Gérer l'action sociale à son niveau n'a aucun sens.
Un récent sondage met en évidence le manque de notoriété des présidents de région. Les conseillers territoriaux ne peuvent-ils pas y remédier ?
Il y a quelques exceptions dans ce sondage, dont la région Poitou-Charentes ! Ce n'est pas un hasard, mais le fruit du non-cumul des mandats. Renoncer à mon mandat parlementaire m'a permis de me consacrer à plein temps à ma région. Mon prédécesseur avait pris l'habitude de déléguer l'action régionale à des intermédiaires, jusqu'à faire oublier que nous sommes élus au suffrage universel direct. J'y ai mis fin en prenant des initiatives pour rapprocher la région de la population comme le financement du permis de conduire des jeunes en apprentissage.
Nous n'en restons pas moins pris, nous présidents de région, dans un système infernal de cofinancements qui nous pose un problème de lisibilité.
La réforme, qui doit encadrer ces fameux cofinancements, pourrait donc avoir du bon ?
Lire la suite :
Derniers Commentaires