politique

Samedi 12 mai 2007 6 12 /05 /2007 07:27
 Depuis les débuts de la Vème République (1958), soit presque un demi-siècle, la Gauche n’aura porté à la présidence qu’un seul de ses champions, François Mitterrand, contre cinq à la droite : De Gaulle, Pompidou, Giscard, Chirac, Sarkozy. A la fin du mandat de ce dernier, en 2012, elle n’aura occupé l’Elysée que quatorze ans sur cinquante-quatre. Pourquoi ? Parce qu’elle est minoritaire, répondrait M. de La Palice. Mais pourquoi est-elle minoritaire ?
- Parce qu’il y a un écart béant entre les positions de ses chefs et les aspirations de son électorat.
- Parce que la gauche est trop à gauche pour s’élargir vers le centre, seul lieu où elle pourrait gagner des renforts. En dépit de François Bayrou, le Centre vient de refluer vers la droite. En dépit de Ségolène Royal, l’archaïsme de ses positions de base a rebuté les centristes.
- Parce que le PS est mené par de grands bourgeois humanistes et humanitaires qui tendent la main aux exclus par-dessus leur électorat populaire d’ouvriers, d’employés, de fonctionnaires et de petits bourgeois. Le Lumpen plutôt que les prolos !
- Parce que le PS est devenu, pour ces petits bourgeois, synonyme d’alourdissement de la fiscalité et, pour les travailleurs, de stagnation des salaires à cause des sacrées 35 heures.
- Parce que le programme du PS, élaboré par les plus gauchistes du Parti avec l’aide d’économistes et de travailleurs sociaux moralistes, sacrifie systématiquement la production des richesses à leur répartition. Ce mélange de christianisme social et de gauchisme altermondialiste constitue un excellent programme d’opposition mais il ne parviendra jamais à rassembler la majorité des électeurs. Il est fait pour un régime de despotisme éclairé, non de démocratie d’opinion.
Regardons les choses en face. Depuis le début de sa campagne, il a fallu à Ségolène Royal, pour gagner un minimum de crédibilité, ruser avec les positions de son parti, les contourner, parfois les contredire, le plus souvent les édulcorer. Sur la sécurité, les 35 heures, la carte scolaire, les salaires, la valeur travail, le hiatus entre la princesse du peuple et les cardinaux roses a été patent. Ségolène ne devait sa désignation qu’à l’appoint des adhérents à 20 euros qui représentaient une révolte contre la ligne des apparatchiks. Ce que l’on a appelé le flou de ses positions n’était que l’effet des contradictions entre le programme de son parti et les aspirations de ses électeurs. Ce tiraillement permanent l’a empêchée de développer un programme cohérent de social-démocratie à la française.
Depuis 2005, les grandes intelligences du PS n’ont cessé de développer des analyses stupides. Interprétant à tort le non au referendum comme une poussée de l’extrême gauche, alors que ce n’était qu’une bouffée de protectionnisme et de nationalisme, une véritable surenchère tint lieu d’organisation du débat dans le parti. On vit Fabius courir derrière Bové, DSK derrière Fabius, et Hollande derrière DSK, dans une course à la radicalité qui comprenait la généralisation des 35 heures, la hausse des impôts, la re-nationalisation provisoire des grandes entreprises, la régularisation de tous les sans-papiers, et j’en passe. On donna l’hégémonie intellectuelle sur la gauche à un faux paysan à moustaches qui, à chaque fois, remettait une thune dans le bastringue. Tout cela est bien mou, bien insuffisant, clamait-il. L’Attila des OGM vient de se retrouver avec 1,32% des voix parce que les concierges de l’immeuble ont plus de bon sens que les professeurs au Collège de France, mais le mal est fait.
Et maintenant, quel avenir pour Ségolène Royal ? On ne la remerciera jamais assez d’avoir évité à la gauche l’humiliation d’une deuxième élimination au premier tour de la présidentielle. Elle a eu le courage d’interrompre une course suicidaire. Elle s’est imposée comme l’avenir du parti mais elle y est encore regardée comme une intruse. Elle n’y dispose pas de courant et devra donc, pour y exister, s’entendre... avec François Hollande. Qui, de ce couple étonnant ou de Dominique Strauss Kahn, conduira la véritable modernisation du parti, dont le besoin est devenu criant ? Toutes ces questions se poseront après les législatives, car il s’agit d’abord d’y faire bonne figure et même, pourquoi pas, de les gagner. Mais il ne sera que temps, ensuite, pour le Parti socialiste de s’engager dans la voie ouverte par sa candidate. Sinon, si rien ne bouge, tout sera en place pour la prochaine déroute, programmée pour 2012. J.J.
 

CHRONIQUE DE JACQUES JULLIARD (le dimanche 6 mai 2007

Par rose-rouge - Publié dans : politique
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Mercredi 9 mai 2007 3 09 /05 /2007 09:13
Hommage à Ségolène Royal
Eh bien oui.
Au risque de surprendre, je pense que Ségolène Royal a fait une bonne campagne.
Elle a perdu, c’est entendu.
Et perdu plus lourdement que ne le donnaient à penser, ces derniers mois, les prévisions.
Mais elle a perdu pour des raisons que l’on commence à bien cerner et dont je prétends, moi, qu’elles sont à son honneur.
Elle a été diabolisée, d’abord. On a beaucoup parlé - et on avait raison - de la tentative de diabolisation dont fut victime son adversaire. Mais autrement plus insidieuse, donc plus ruineuse, fut la diabolisation qui l’a poursuivie, elle, depuis ses premiers pas. Incompétente quand elle la fermait ; agressive quand elle l’ouvrait… N’ayant rien à dire quand elle prenait le temps d’écouter ses électeurs ; scandaleuse quand elle rompait le silence (les 35 heures) ou brisait les orthodoxies (ses prises de position, si courageuses, sur le nucléaire iranien ou le Darfour)… Bécassine, enfin, avant son débat avec Sarkozy ; Cruella après et, surtout, pendant - quand elle a commis le crime de lèse future majesté de l’interrompre, interpeller, ne rien laisser passer, le mettre dans les cordes… Ce n’est plus une femme, gronda la rumeur, c’est une sorcière. Ce n’était plus la douce, la maternelle Ségolène, c’était un bretteur, une tueuse - voyez ces yeux minces où passent des épées de feu ; entendez cette voix de mauvaise sirène, une octave trop haut, si dure… Ah l’increvable misogynie des Français et souvent, malheureusement, des Françaises ! J’ai aimé, moi, cette dernière image dans ce dernier débat. J’ai aimé la stature qu’elle a prise à cet instant - et la belle droiture qui émanait de son regard et de son port. Elle honorait la gauche, cette droiture. Et elle honorait la France.
Elle a livré bataille, deuxièmement, à un moment d’inflexion, mais encore, hélas, de suspens, où il devenait clair que la vieille stratégie d’union des gauches n’avait plus de chance de l’emporter mais où la nouvelle stratégie d’alliance avec le centre restait trop insolite, inédite, bref, révolutionnaire, pour passer le cap des hypothèses et retourner, réellement, les esprits. Madame Royal a dit les mots qu’il fallait dire. Elle a fait les gestes qu’il fallait faire. Peut-être, d’ailleurs, le grand débat de la campagne, celui qui restera, celui qui fit bouger les lignes en même temps que, au passage, les liturgies cathodiques, fut-il ce débat avec Bayrou dont elle a pris l’initiative et qui ouvrait, on le verra maintenant très vite, un vrai nouveau chapitre de l‘histoire politique française. Mais voilà… Il était trop tôt... On a dit, ici ou là, qu’il était trop tard, que c’est avant qu’il fallait le dire, avant qu’il fallait le faire, etc. Non, voyons. Le contraire. Il était trop tôt dans le siècle. Trop tôt dans l’histoire du pays. Sauf que c’est elle, Madame Royal, qui, trop tôt ou trop tard, l’aura fait. Sauf que, ce big bang rêvé par les uns, annoncé par les autres, c’est elle, et personne d’autre, qui l’aura osé et déclenché. Pour cela, elle restera. Pour cela, même si elle a perdu, elle a gagné.
Et puis il faut bien reconnaitre, enfin, que Nicolas Sarkozy a été bon. Vraiment bon. Je veux dire par là qu’il a su surfer, avec un mélange de talent et de cynisme non moins remarquables l’un que l’autre, sur une vague de fond dont il semble que tout le monde ait, à part lui, sous-estimé la terrible puissance. Qui, parmi les commentateurs, avait-il prévu que l’éloge d’une France qui n’a jamais commis, sic, de crime contre l’humanité puisse faire recette à ce point, douze ans après les paroles de Jacques Chirac reconnaissant, au Vel d’Hiv, notre participation au crime nazi ? Qui imaginait de tels hurlements de joie et, au fond, de soulagement, chaque fois que fut dit et redit, de meeting en meeting, que la France ex-coloniale n’était coupable de rien, qu’elle n’était en dette vis-à-vis de personne et qu’elle devait être fière, au contraire, de son œuvre civilisatrice ? Qui, encore, pouvait deviner que le traumatisme de Mai 68 fût resté si vif dans les esprits que l’appel répété à « liquider » - quel mot ! – l’héritage du « parti des voyous et des casseurs » puisse faire jaillir, lui aussi, de tels geysers de fiel, de joie triste et de ressentiment ? Madame Royal a résisté à ce discours. Fidèle à la ligne tenue, sur ces sujets, peu ou prou, par nos deux derniers Présidents, elle a tenté d’endiguer ce flot de haine et de rancune. Et, de cela aussi, je lui sais gré.
Je ne parle pas - car seul le mauvais esprit gaulois en a douté - du sang-froid dont elle a fait montre, d’un bout à l’autre de l’aventure.
Je n’insiste pas - encore que le fait fût unique dans notre histoire électorale - sur la double bataille qu’il lui a fallu mener : l’une, publique, contre son adversaire; l’autre, secrète, contre les siens.
Et je n’évoque que pour mémoire, enfin, le ton et, comme dit un poète qu’elle affectionne, le « frisson nouveau » qu’elle a fait passer dans cette vieille musique socialiste qui n’en finissait pas de mourir et qui n’attendait, peut-être, que ce salutaire coup de grâce.
Tout cela, elle l’a fait. Et il faut espérer que s’en souviennent ceux qui, à partir de ce lundi matin, vont être tentés de se livrer au petit jeu de la chasse à la sorcière ou de la production de la chèvre émissaire.
Ségolène Royal est loin d’avoir dit son dernier mot – et c’est tant mieux.
Par rose-rouge - Publié dans : politique
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Mardi 8 mai 2007 2 08 /05 /2007 09:36
Par lionel - Publié dans : politique
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Lundi 7 mai 2007 1 07 /05 /2007 11:24
Par lionel - Publié dans : politique
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Lundi 7 mai 2007 1 07 /05 /2007 09:29
Voilà, les Français ont élus N.Sarkozy,le candidat de la droite la plus dure, malgré les attaques programmées sur le droit du travail, les bas salaires, les retraites et les libertés individuelles.
Malgré l'absence de vision sur la révolution écologique nécessaire.
Pour gagner le candidat UMP, à utilisé le discours du FN, exacerbant le rejet de l'autre.Il a opposé la "France qui travaille" à "celle qui fraude, qui profite des prestations sociales, celle des régimes spéciaux de retraites, celle des fonctionnaires". Il a utilisé les moyens de ses amis du grand capital, les moyens de l’état, les médias..
Nous, après des mois de batailles internes, la désignation venue, nous avons tractés, argumentés, participés à de multiples réunions, nous nous sommes déployés sur le net, en un mot nous avons milités pour Ségolène Royal, à l'heure ou certains, voudraient, nous entraîner, l'un vers le centre, l'autre vers la gauche, nous voulons, nous, continuer de participer, à la nécessaire rénovation de la gauche, avec Ségolène Royal.
 
Par Jacqueline et Lionel - Publié dans : politique
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Mercredi 2 mai 2007 3 02 /05 /2007 13:28

Sarkozy-Dassault-Bouygues-Lagardere-3.jpg Avec Sarkozy, le candidat des milliardaires du Cac 40, l'ami des Bouygues, Dassault, Lagardère

Par lionel - Publié dans : politique
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Mercredi 2 mai 2007 3 02 /05 /2007 06:32
"Oui par le suffrage universel, par la souveraineté nationale, qui trouve son expression définitive et logique dans la République, vous avez fait de tous les citoyens, y compris les salariés une assemblée de rois. C'est d'eux, c'est de leur volonté souveraine qu'émanent les lois et le gouvernement : ils révoquent, ils changent leurs mandataires, les législateurs et les ministres ; mais au moment même où le salarié est souverain dans l'ordre politique, il est dans l'ordre économique, réduit à une sorte de servage.
Oui ! Au moment où il peut chasser les ministres du pouvoir, il est, lui, sans garantie aucune et sans lendemain, chassé de l'atelier. Son travail n'est plus qu'une marchandise que les détenteurs du capital acceptent ou refusent à leur gré.
Il est la proie de tous les hasards de toutes les servitudes et à tout moment ce roi de l'ordre politique peut être jeté dans la rue.
Et c'est parce que le socialisme apparaît comme seul capable de résoudre cette contradiction fondamentale de la société présente, c'est parce que le socialisme proclame que la République politique doit aboutir à la République sociale, c'est parce qu'il veut que la République soit affirmée dans l'atelier comme elle est affirmée ici, c'est parce qu'il veut que la nation soit souveraine dans l'ordre économique pour briser les privilèges du capitalisme oisif, comme elle est souveraine dans l'ordre politique, c?est pour cela que le socialisme sort du mouvement républicain.
Et puis, vous avez fait des lois d'instruction. Dès lors, comment voulez-vous qu'à l'émancipation politique ne vienne pas s'ajouter, pour les, travailleurs, l'émancipation sociale. Quand vous avez décrété et préparé vous-mêmes leur émancipation intellectuelle ? Car vous n'avez pas voulu seulement que l'instruction fût universelle et obligatoire ; vous avez voulu aussi qu'elle fût laïque, et vous avez bien fait".
Tiré du discours du 21 novembre 1893 Jean JAURES
 

 

Par lionel - Publié dans : politique
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Dimanche 29 avril 2007 7 29 /04 /2007 22:40
 
Par Mehdi OURAOUI
QUOTIDIEN LIBERATION : vendredi 27 avril 2007
Mehdi Ouraoui universitaire.
Dernier ouvrage paru : les Grands Discours socialistes français du XXe siècle. Préface de François Hollande (éditions Complexe). Le blog de Mehdi Ouraoui : http://desmotsetdebats.blogs.liberation.fr
 
 
Pendant la campagne, Nicolas Sarkozy s'est souvent posé en héritier de Jean Jaurès et de la gauche de jadis. Lorsqu'il invoque, à des fins partisanes, les mânes des hommes illustres de la République, Nicolas Sarkozy profane notre panthéon commun. En particulier, la captation de l'héritage de la gauche par le candidat UMP ne procède d'aucune volonté de rassembler les Français, mais d'une stratégie électorale fondée sur la confusion des repères politiques et d'une attaque virulente contre la «gauche d'aujourd'hui». Il y a cinq ans déjà, le 11 avril 2002, dans les colonnes du Monde, Nicolas Sarkozy et Henri Guaino prétendaient donner des leçons de socialisme à Lionel Jospin : «Laissez dormir la gauche de Jaurès et de Léon Blum, vous qui n'avez rien de commun avec elle et qui n'êtes que l'héritier d'une gauche dont le principe est le cynisme et non la générosité.» 
L'apostrophe surprend, d'autant que, pour sa part, le candidat de la droite a choisi d'ignorer l'héritage historique de sa famille politique. Aux Guizot, Thiers, Barrès et Pompidou ­ ascendance peu enviable ­, il préfère les figures tutélaires de la gauche : Jaurès, Blum, Mendès France, Mitterrand. Il ne s'agit pas d'une approche pacifiée de l'histoire de France. Le Comité de vigilance face aux usages publics de l'histoire ­ en particulier Gérard Noiriel ­ a montré l'intérêt stratégique qu'il y avait pour Nicolas Sarkozy à se forger une image consensuelle en s'appropriant les figures incontestées de l'histoire républicaine. En convoquant plus particulièrement les mythes de la gauche, tout en prônant une politique résolument ancrée à droite, Nicolas Sarkozy tente de conquérir des suffrages au-delà de son seul camp.
Surtout, le confusionnisme historique est une arme puissante, et la droite et l'extrême droite françaises se saisissent de plus en plus souvent des traditions politiques de leurs adversaires. Le procédé n'est pas l'apanage de Nicolas Sarkozy : Jean-Marie Le Pen se rend en pèlerinage républicain à Valmy et cite Aimé Césaire, François Bayrou se réclame de Pierre Mendès France davantage que de Valéry Giscard d'Estaing. Au-delà des considérations électorales, il faut y déceler à la fois un symptôme et un facteur de la crise identitaire que traverse notre pays. Dans le discours de Nicolas Sarkozy, la confusion des mémoires et des identités politiques est générale : la droite et la gauche seraient semblables, elles n'auraient ni histoire ni bilan, ou plutôt elles auraient les mêmes. Les slogans simplificateurs et la communication émotionnelle viennent effacer les lignes, rendre illisibles les clivages. Et pourtant, que se réclame-t-il de Jaurès, défenseur des mineurs grévistes de Carmaux, l'homme de droite qui veut revenir sur toutes les conquêtes sociales du monde du travail. Que se réclame-t-il de Blum, inventeur des 40 heures et des congés payés, l'homme de droite qui propose pour seul horizon de «travailler plus pour gagner plus». Que se réclame-t-il de Guy Môquet, adolescent assassiné, l'homme de droite qui stigmatise et criminalise la jeunesse des banlieues et du CPE, qui la frappe au lieu de l'entendre. Que se réclame-t-il de Mendès France, artisan de la décolonisation, l'homme de droite qui fustige la «repentance française» et dont le groupe parlementaire inscrit dans la loi les «aspects positifs de la présence française outre-mer». Que se réclame-t-il de Mitterrand, révolutionnaire d'Epinay et de Cancún, l'homme de droite qui ne croit qu'aux vertus de la mondialisation libérale. L'oeuvre et la mémoire de ces grands hommes méritent d'être respectées. L'insincérité de Nicolas Sarkozy doit être dévoilée, non par «communautarisme historique», mais à l'inverse pour préserver le patrimoine commun de tous les Français.
Mais, jusque dans sa propre famille de pensée, les grandes figures de la droite républicaine le désigneraient-elles comme leur successeur ? Rien n'est moins sûr. Est-il l'héritier de Jules Ferry, pionnier de l'école républicaine, lorsqu'il fustige le «pédagogisme» et «l'école de l'égalitarisme» ? Est-il l'héritier de Georges Mandel, résistant du Massilia, lorsqu'il loue les qualités du post-fasciste Gianfranco Fini ? Est-il l'héritier de Michel Debré, fondateur de la Ve République, lorsque, pendant cinq ans, il affronte le chef de l'Etat dans des guerres picrocholines ? Est-il l'héritier du général de Gaulle, qui en 1966 défiait le géant américain aux portes du Vietnam, lorsqu'il va sur la pointe des pieds à Washington critiquer «l'arrogance» de la diplomatie française ? Nicolas Sarkozy, atlantiste, communautariste et libéral, incarne une nouvelle droite, agressive et décomplexée, en rupture avec l'héritage historique de notre pays. A Nicolas Sarkozy, on pourrait répondre aussi : laissez dormir la gauche de Jaurès et de Léon Blum
 
Par lionel - Publié dans : politique
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Samedi 28 avril 2007 6 28 /04 /2007 08:15

Sarkozy se plaint d’être diabolisé ? En vérité, il ne l’est pas assez !
vendredi 27 avril 2007 par Gérard Filoche

Sarkozy se complaît à jouer à fond dans le vieux registre de le Pen : le voilà qui se prétend « diabolisé » et qui affirme « je ne suis pas candidat pour plaire à un petit milieu parisien, entre le boulevard St Germain et l’Assemblée nationale. Ce ne sont pas la presse, les sondages, les élites qui m’auront choisi, mais les Français »(sic).

Diabolisé ? Mais vu son programme et vu ce qu’il est, il ne l’est pas assez !

Son programme est tellement anti social que c’est vrai, des électeurs, des salariés, même des syndiqués, des militants de gauche n’arrivent pas à y croire, ne mesurent pas l’ampleur de la menace, certains parlent encore de s’abstenir !

C’est vrai, Sarkozy n’aurait jamais dû obtenir 31% tout comme Le Pen n’aurait jamais du avoir 18% en 2002...

L’UMP en s’alignant sur Le Pen, sur Bush, Thatcher, Berlusconi ne devrait pas, non plus, avoir une majorité dans la France qui s’est battue contre l’ultra-libéralisme depuis nov-déc 95, fév-juin 2003, a voté à gauche en 2004 et 2005, a gagné contre le Cpe en 2006 !

Sarkozy était « pour » le CPE, il a voté, lui et les siens, « pour », jusqu’au bout, il a même, un temps, prétendu que c’était « son » idée et pas celle de Villepin... Sarkozy est pour le “CNE”, pour vous licencier « sans motif », faire perdre ainsi toute dignité aux salariés...

Sarkzoy en rajoute : Je ferai une de mes premières lois contre le droit de grève ». Il précise : « Mr Thibault est contre ? Il n’a qu’à se présenter à la présidence de la République ! ». Le « chef de la CGT des cheminots est contre » ? Hé bien si je suis élu, c’est moi qui décide. Recherche de l’affrontement direct. « Parce que je ne suis pas de gauche, je serai illégitime ? il y aurait donc la candidate de l’apaisement et le candidat de l’affrontement ? Cela s’appelle un procès d’intention. » Il ne nie pas : il cherchera l’affrontement et il a l’intention de le gagner !

J’ai (GF) personnellement fait 32 meetings en soutenant Ségolène Royal et j’ai parlé de janvier à avril 2007, devant des salles acquises (près de 6000 personnes au total, souvent très militantes). Mais je ressentais un malaise intime quand je parlais, par exemple, de la mise à mort du Code du travail, de la promulgation du « nouveau » code du travail le 7 mars 2007 (applicable en septembre... si Sarkozy gagne ) : beaucoup, parmi les participants étaient non informés, et quand je les informais, ils étaient incrédules !

Et quand ils comprenaient la gravité de l’information, ils pensaient, je le sentais, dans leur for intérieur : « - Bon, c’est grave, mais même si Sarkozy était élu, il n’y arrivera pas, on l’en empêchera ».

Quelque part, il y a encore des secteurs de la gauche et de l’extrême gauche qui « banalisent » l’arrivée possible de Sarkozy au pouvoir ( et tant d’américains ont banalisé l’arrivé de Bush !)

Que personne ne soit en confort ! Personne ne pourra se vanter de s’être abstenu, de n’avoir pas été averti.

Cette élection n’est pas « ordinaire ». Ce candidat n’est pas ordinaire : il vous dit d’avance qu’il va tuer vos droits sociaux ! Lui, il ne vous dit même pas qu’il va réduire la “fracture sociale”, mais qu’il va l’aggraver !

Il y en a qui qui parlent même de façon routinière, sans savoir, sans s’inquiéter, d’un « troisième tour social »(sic). D’autres rêvassent sur le résultat des législatives des 10 et 17 juin : mais ils épouseront les résultats du 6 mai...

Certains ne mesurent pas qu’un « caudillo » comme Sarkozy est remonté comme une pendule et qu’il veut, lui, un “troisième tour social”, et le gagner : « Je serais la droite décomplexée annonce t il, et, à la différence de la droite d’avant, je ferai ce que j’ai annoncé, je tiendrai parole » a t il développé sur TF1 de façon insolente jeudi 26 avril au soir. Thatcher avait fait comme cela contre les mineurs, et Reagan contre les aiguilleurs du ciel...

Certains disent « - Ah ! mais il a obtenu 31 % des voix, donc des voix d’un public populaire ». Sous-entendu : « - On est foutus », se disent des militants accablés qui baissent les bras d’avance, (devant ce peuple de « c... » - sic ) ils font circuler leur propre démoralisation, parce qu’il ne sont pas trempés ou n’ont pas été assez alertés pour affronter un tel choix historique.

Mais comme pour nombre d’électeurs de Le Pen, ce public populaire de 31 % ne connaît pas le programme réel de Sarkozy, et s’ils le connaissaient, le comprenaient, ils ne voteraient naturellement pas pour lui.

On doit donc expliquer jour après jour, ( J - 9) partout de quoi il s’agit et ne pas partir battus... car on est dans un mouchoir de poche et on PEUT encore gagner avec Ségolène Royal le 6 mai

Les Français ne sont pas des « cons », pas des « veaux », « des cocufiés qui en redemandent » dixit Le Pen à leur propos, pas des pessimistes, ils cherchent l’ordre, une solution, une issue à leurs misères et comme ceux qui suivaient hier Le Pen, ils marchent sans le lire dans le texte, sur la démagogie, les mensonges de Sarkozy (et, bien sur, parce qu’en face, la gauche n’a pas été jusque là assez attractive ! ).

Alors, il y en a, à gauche, pour dire, « c’est la faute de la gauche » (du PS...). Et pour « punir la gauche » (sic) (toujours le PS...) , ils disent parfois, (trop) : « Je m’abstiens ! ». Sans mesurer la portée politique d’une telle abstention dont ils seront eux, demain, les principales victimes ! « Ne me culpabilisez pas », disent-ils parfois, c’est la faute de la gauche ( du PS...) si je ne vote pas...

Mais SI, il faut les culpabiliser, car leur vote n’est de la faute de personne, sinon d’eux-mêmes.

Il faut qu’ils voient, avant qu’il ne soit trop tard, qu’ils laisseraient investir un Bush qui leur annonce clairement tout ce qu’il va faire contre eux ! « Vous exagérez sur ce qu’est Sarkozy » : mais non, nous n’exagérons pas, on est en deçà, on sonne le tocsin avant qu’il ne soit trop tard (Lisez !).

La grande presse cynique des Bouygues, Dassault, Lagardére, Dassault a réussi à « vendre » à 31% de Français du vrai-faux le Pen de Neuilly (Le Pen est un milliardaire) et à 18,5% d’entre eux du “centriste trompeur” (Bayrou recyclé).

Sans doute parce que la gauche n’a pas assez « attiré » ... mais ce n’est pas une raison pour se flageller, pour ne pas faire notre devoir.

Sans doute à cause du fait que les vrais socialistes sont perçus comme des faux-vrais mais ce n’est plus le sujet à cette heure : c’est NOTRE survie qui est en jeu il faut impérativement renverser le complot qui, diaboliquement, vise, par déception, confusion, actuellement entretenu par les grands médias, à ne pas faire gagner la gauche.

Il faut vouloir ignorer l’histoire du monde et de la mondialisation et de la menace d’impact total qui pèse sur la France (et son histoire, nov-déc 95, 2003, 2005, 2006) pour refuser de faire barrage à Sarkozy !

Le monde entier nous regarde et l’élection de Sarkozy ne serait pas seulement une défaite pour la France !

Toutes les forces de tout ce qu’il y a de progressiste dans ce pays doivent s’arquebouter pour que pas une voix ne manque à Royal (Bayrou n’est pas candidat, Bayrou a dit qu’il n’appellerait pas à voter Royal, il ne sera pas dans la majorité présidentielle... par contre, il faut que ses voix viennent ou reviennent à gauche, contre Sarkozy).

Après, chacun pourra se vanter d’être le premier opposant de la candidate victorieuse, d’être contre toute alliance avec le vrai faux « centre », mais personne ne pourra un jour se vanter en disant “je me suis abstenu”.

Sarkozy essaie maintenant, donc, de se présenter comme victime « pourquoi tant de haine contre moi ? » répète t il des dizaines de fois dans ses meetings.

Incroyable ! Il est le pur produit des 16 000 familles de la tranche supérieure de l’ISF (impôt sur les grandes fortunes). Il est le pur produit du Cac 40, de Neuilly, et il arrive à se vanter du vote de 31% des Français.

Sarkozy arrive t’il à se présenter comme un homme « qui ne négocie pas », qui ne cherche pas, lui, d’alliés au centre, qui va droit au but en s’adressant aux Français ? C’est encore le registre classique de Le Pen.

Mais Sarkozy est, en fait, aux abois, et négocie avec tous les fonds de tiroir, avec Tapie ou Besson, De Robien, Borloo, avec de Villiers ou les 15 députés Udf qui se sont ralliés à lui...

Et Sarkozy n’est pas assez diabolisé pour ce qu’il défend : plus pratiquement encore que Le Pen, car lui il aura les moyens du pouvoir, il défie frontalement les cheminots, ceux, selon lui, qui n’ont plus droit à la retraite après 37,5 annuités, avec un aplomb, une morgue inouïe sur TF1 jeudi soir. Pourtant la moyenne des Français, sans forcément le savoir, ne travaille pas plus de 37,5 annuités : et Sarkozy leur dit donc qu’il va leur voler leur droit à la retraite, la porter à 41, 42 annuités (inatteignables !) après avoir ratiboisé les « régimes spéciaux »...

Le candidat de Neuilly, de Bouygues Lagardére, celui qui annonce la guerre sociale au profit du Medef et qui larmoie comme une victime, se plaignant d’être « diabolisé » on aura tout vu... Comme on dit dans la chanson « les loups sont dans la plaine » , ils sont là, ils nous assiégent, « En garde » debout !

Gérard Filoche, vendredi 27 avril 07, J -9
Par lionel - Publié dans : politique
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Mercredi 25 avril 2007 3 25 /04 /2007 13:40

10 bonnes raisons de voter Ségolène Royal
mercredi 25 avril 2007 par Pierre Ruscassie
 
Nous avons gagné la première bataille, avec Ségolène Royal, nous allons gagner la deuxième !

Ségolène Royal a effacé le 21 avril, elle est la candidate du renouveau et de l’unité de la gauche.

À l’issue de ce premier tour, le combat que nous engageons est compréhensible par tous : la gauche se rassemble pour battre une droite plus extrémiste et cynique que jamais. Ségolène Royal contre Nicolas Sarkozy, c’est la gauche contre la droite. Nicolas Sarkozy est le candidat sortant, responsable d’une politique de destruction de tous les acquis sociaux conquis au cours du XXe siècle, c’est la continuité de Raffarin et Villepin en pire, c’est celui qui banalise les idées lepénistes.

Ce premier tour résulte d’une double aspiration des électeurs de gauche : celle d’assurer la présence de la gauche au second tour et celle d’assurer la défaite de Sarkozy au second tour. Pour répondre à deux exigences à la fois, les électeurs de gauche ont en majorité, donné la deuxième place à Ségolène Royal : alors qu’en 2002 beaucoup de socialistes avaient voté pour les candidats de la gauche de la gauche, cette fois-ci beaucoup d’électeurs de la gauche de la gauche ont voté socialiste. Toutefois, certains électeurs de gauche ont voté pour Bayrou au nom du vote « utile » pour être sûrs que Sarkozy soit battu au second tour : 8 points des 18 % obtenus par Bayrou sont ainsi motivés, c’est le résultat de l’intox réalisée par les sondeurs sur le second tour. Les votes pour Bayrou et pour Le Pen vont ainsi se partager entre Sarkozy, Ségolène et le vote blanc, il se peut donc que le nombre de votes blancs ou nuls et d’abstentions soit, le 6 mai, plus important que les 17 % des inscrits qu’ils ont totalisés ce 22 avril.

Nous engageons la bataille du second tour avec 5 points d’avance et 5 années de mobilisations préparatoires

Nous partons de 36 %, Sarkozy part de 31 %... En effet, le report des 10 % obtenus par les candidats de la gauche de la gauche donne à Sarkozy un handicap de 5 points qu’il ne pourra pas remonter avec quelques petits reports provenant de Nihous et de Villiers. Le peuple de gauche est majoritaire en France, mais il nous appartient de le mobiliser et de lui donner le moyen de traduire électoralement ce rapport de forces.

Depuis le 21 Avril, les électeurs de gauche, la majorité des salariés, se saisissent de toutes les occasions pour remettre la droite à sa place, pour effacer l’affront et pour s’opposer à la politique du Medef et du CAC 40, que représente le candidat sortant, Nicolas Sarkozy.

Le 1er Mai 2002 fut, en pleine tempête, le premier signe de cette volonté. Les socialistes participeront massivement aux manifestations du 1er Mai 2007 pour montrer leur détermination de faire gagner la gauche le 6 mai.

En 2003, les salariés se sont mobilisés contre le démantèlement des retraites par répartition décidé par Raffarin et Fillon, plus massivement encore qu’en 1995 contre le plan Juppé.

En 2004 les électeurs ont massivement voté socialiste aux cantonales, régionales et européennes.

En 2005, le peuple de gauche a démontré sa politisation en se passionnant de façon inédite sur l’analyse d’un long et difficile texte de traité pour une constitution européenne.

En 2006, la jeunesse et les salariés se sont mobilisés contre le CPE et le démantèlement du droit du travail, plus massivement même qu’en 2003 et de façon victorieuse.

En 2007, contre les grands médias tenus par Bouygues, Lagardère, Dassault et Rotschild, face à Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal peut et doit l’emporter !

Les 10 bonnes raisons que nous donne Ségolène Royal pour voter pour elle le 6 mai

Relancer la croissance
-  Augmenter de 10 % par an le budget de la recherche et de l’innovation,
-  favoriser l’accès des petites entreprises au crédit et aux marchés publics, concentrer les aides sur les entreprises qui embauchent et investissent

Travailler tous

-  Généraliser les 35 heures, ramener par la loi les 35 h au taux majoré comme il l’était avant la droite créer 500 000 emplois tremplins pour les jeunes, garantir aux jeunes le droit à un emploi ou une formation au delà de 6 mois de chômage, constituer une sécurité sociale professionnelle, faire rembourser les aides reçues par les entreprises qui délocalisent.

Améliorer le pouvoir d’achat
-  Porter le Smic brut à 1500 €, mensualiser et augmenter immédiatement de 5 % les petites retraites et l’allocation adulte handicapé, convoquer
-  dès le mois de juin une conférence nationale de l’Etat et des partenaires sociaux sur les salaires.

Promouvoir l’éducation
-  Organiser des états généraux des enseignants pour améliorer l’Ecole,
-  instaurer la gratuité du soutien scolaire et limiter les effectifs à 17 élèves en CP et CE1 de ZEP, créer un service public de la petite enfance, instaurer l’obligation scolaire dès 3 ans, créer une
-  allocation d’étude pour les jeunes en formation, porter la dépense publique par étudiant au même niveau que dans les pays européens.

Résoudre la crise du logement
-  Construire 120 000 logements sociaux par an, rendre obligatoire le seuil de 20 % de logements sociaux, établir un service public de la caution.

Renforcer le service public de santé
-  Organiser un plan de prévention des maladies graves, augmenter les moyens des médecines du travail et scolaire, assurer les missions de l’Hôpital public sur tout le territoire en garantissant son financement, créer 500 dispensaires, donner aux jeunes le droit à 2 consultations gratuites par an.

Organiser l’excellence environnementale
-  Soutenir les économies d’énergie par la baisse ciblée de la TVA, porter à 20 % la part des énergies renouvelables, financer les transports publics en prélevant sur les superprofits pétroliers, - constituer un pôle public EDF-GDF.

Réduire toutes les formes de violence
-  Reconstituer la police de quartier supprimée par la droite, développer des centres éducatifs renforcés, augmenter les moyens de la justice des mineurs, adopter une loi-cadre contre les violences conjugales.

Construire une VIe République
-  Instaurer le non-cumul des mandats pour les parlementaires, introduire une part de proportionnelle pour les députés, permettre le dépôt d’une proposition de loi par un million de citoyens, fonder la représentativité syndicale sur les élections professionnelles.

Renforcer la place de la France dans le monde et en Europe
-  Soumettre à référendum un traité institutionnel pour une Europe plus protectrice et sociale, établir une politique de co-développement avec les pays du Sud.

Par lionel - Publié dans : politique
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