Le parti socialiste Pasok de Georges Papandréou est arrivé en tête des législatives anticipées en Grèce, selon les premiers résultats. Il emporterait 43,2% des voix, après dépouillement des votes dans 19% des bureaux. Ce score lui assurerait une majorité absolue au parlement, avec 155 sièges sur 300.
En revanche, ces premiers résultats marquent une défaite cinglante pour le parti du Premier ministre sortant Costas Caramanlis - la Nouvelle démocratie - qui obtiendrait 36%,1 des voix, avec 99 sièges, contre 151 dans le parlement sortant. L'extrême droite du LA.O.S passe de 3,8% des voix en 2007 à 5,3%, les communistes de 8,15% à 7,1%, la coalition de gauche de 5,04% à 4,1% et les écologistes de 1,05% à 2,2%.
Relance contre austérité
Cette probable alternance a été suscitée par le parti au pouvoir lui-même. Face à la dégradation des finances publiques et après une série de scandales de corruption qui ont affaibli son gouvernement, le Premier ministre conservateur Costas Caramanlis, 53 ans, a en effet convoqué en septembre ces élections anticipées, à mi-terme de son mandat, afin de regagner en légitimité pour mener à terme son programme économique.
Alors que la Grèce, maillon le plus faible de la zone euro, doit faire face à une dette et à un déficit béants, le Premier
ministre prônait deux ans austérité. Tout autre est le programme de son rival, le socialiste Georges Papandréou, 57 ans. Le président de l'Internationale socialiste a fait campagne en
promettant un soutien aux bas revenus et la lutte contre la corruption. "Il faut donner un coup de fouet à l'économie pour enrayer la récession. Nous voulons frapper un grand coup",
a-t-il déclaré la semaine dernière à Reuters. Issu d'une dynastie de dirigeants de centre-gauche de l'après-guerre et fils du fondateur du Pasok Andréas Papandréou, il a été élu à la tête du
Pasok en 2004, après avoir détenu plusieurs portefeuilles ministériels dans les précédents gouvernements socialistes.
Source le jdd





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