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Ségolène Royal, "sur la question de la pénibilité, il faut une liste des travaux pénibles" (AFP)
Segolene Royal (PS) a affirmé dimanche sur Canal+ que l'une des conditions pour que la réforme des retraites soit acceptable était "que le capital cotise autant que le travail".
"Nicolas Sarkozy avait promis de travailler plus pour gagner plus, qu'est-ce qu'ils sont en train de préparer en reculant l'âge de la retraite, ils sont en train de préparer travailler plus pour gagner moins", a accusé la présidente de Poitou-Charentes, à propos des mesures que le gouvernement s'apprête à annoncer. "Il y a donc une arnaque considérable", a-t-elle jugé.
Des révélations indécentes
"Que le capital cotise autant que le travail", a lancé l'ex-candidate à la présidentielle.
Qualifiant d'"'indécentes" les révélations sur les salaires des ministres "qui s'apprêtent à remettre en cause le droit à la retraite pour les ouvriers, pour les employés, pour les cadres", elle a aussi estimé nécessaire "la remise en ordre d'un certain nombre de comportements si on veut que la parole de l'Etat reste crédible".
"Sur la question de la pénibilité, il faut une liste des travaux pénibles", selon elle.
Dimanche 13 juin 2010
Ségolène Royal a rédigé une contribution à la Convention du Parti socialiste sur le nouveau modèle de développement du 29 mai 2010 : « Pour la croissance verte et la social-écologie ».
Cette contribution n’a pas été intégrée au texte de la Convention, mais est présentée sur le site du PS sur la même page que le texte. Pour télécharger la contribution, cliquez ici ou lisez ci-dessous.
La contribution de Ségolène Royal déroule un projet complet et ambitieux, qui s’appuie sur de nombreuses expériences sur le terrain, dans sa Région Poitou-Charentes :
-le potentiel de la croissance verte sur les territoires : les éco-industries fédèrent 15 000 emplois en Poitou-Charentes ; Ségolène Royal estime possible d’atteindre l’objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) de 30% à l’horizon 2020 par la maîtrise de l’énergie, l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables dans les Régions. Cet objectif est ambitieux : ils correspondent aux engagements européens pris à l’issue du sommet de Copenhague dans la nuit du 18 au 19 décembre 2009, alors qu’Angela Merkel souhaite s’en tenir à l’objectif précédent de baisse de 20%, et que le Parti socialiste vise une diminution de 20% des émissions du seul CO2, un des sept types de GES ;
-développer les filières vertes d’excellence : énergie photovoltaïque, véhicules décarbonés, biocarburants de 2ème et 3ème génération/biomatériaux/chimie verte, réseaux intelligents et stockage d’énergie, éco-construction, éco-conception, recyclage, agriculture biologique, …
-encourager la mutation écologique des entreprises et des filières : l’objectif est de réduire la production de déchets industriels sous toutes leurs formes ;
-soutenir l’emploi et la formation dans les filières vertes : les Régions ont un vrai rôle à jouer, la formation étant de leur compétence ; le triplement de la production d’énergie renouvelable d’ici 2015 créera 8 000 emplois pérennes non délocalisables en Poitou-Charentes ;
-soutenir la recherche et l’innovation dans la croissance verte : mobiliser les outils innovants à fort effet de levier : société de capital-risque régionale, Fonds Commun de Placement dans l’Innovation (FCPI) régional, fonds régional de co-investissement, prêt « PME croissance verte Poitou-Charentes » avec la Banque Européenne d’Investissement ;
-un exemple d’écologie incitative plutôt que punitive : le bonus vert : 20 000 aides à l’acquisition d’équipements électroménagers les plus performants sur le plan énergétique accordés en 10 mois, tout le contraire de la taxe carbone « punition » en l'absence de moyens alternatifs de transports ;
-une agriculture raisonnée permettant aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail : accompagnement de l’excellence environnementale et de la création d’activités agricoles (génératrices d’emploi) ; interdiction des essais et cultures d’OGM ; circuits courts ; proposition de régionalisation des aides communautaires ;
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La rénovation n'est pas un gadget qui se limiterait a l'organisation de Primaires (dont nul n'est sûr à ce jour qu'elles pourront se tenir). Elle est la condition de la reconquête, le moyen indispensable par lequel notre parti doit répondre aux nouvelles exigences de la vie démocratique : demande de participation des citoyens et donc des militants à la décision, transparence accrue du fonctionnement interne, prise en compte des incidences du quinquennat sur l'équilibre de nos Institutions. Bref, elle est le gage et la condition de la modernisation et de la démocratisation du Parti socialiste.
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Les responsables de l'organisation syndicale prédisent des débats nourris sur les retraites mais soulignent que le climat interne est apaisé à l'ouverture de ce 47ème congrès.
François Chérèque vers un troisième mandat à la tête de la CFDT. AFP François Chérèque vers un troisième mandat à la tête de la CFDT. AFP
La CFDT ouvre ce lundi 7 juin les portes de son 47e congrès à Tours (Indre-et-Loire), à deux semaines de la présentation par le gouvernement d'une réforme des retraites contestée par l'ensemble des syndicats français.
Les responsables de la CFDT prédisent des débats nourris sur les retraites et les grands sujets économiques et sociaux mais soulignent que le climat interne est apaisé, en comparaison avec un dernier congrès marqué par de fortes dissensions, en 2006.
"Ma priorité, c'est d'écouter et de tenir compte de ce que vont décider les militants de la CFDT", a déclaré vendredi à des journalistes le secrétaire général de la CFDT.
"Je souhaite que notre congrès ne soit pas qu'un débat sur les retraites", a précisé François Chérèque, qui devrait être reconduit à la tête du syndicat.
Réduction des inégalités
Seul syndicat à avoir soutenu la réforme des retraites de 2003, la CFDT s'oppose aujourd'hui au souhait du gouvernement de relever l'âge légal de la retraite, abaissé de 65 ans 60 par le président socialiste François Mitterrand en 1983.
Pour la réforme de 2010, le syndicat a porté sans succès l'idée d'une modification complète des systèmes de retraite français, qui s'inspirerait des systèmes de comptes à points, en vigueur dans d'autres pays européens.
Le congrès devra travailler sur les moyens de réduire les inégalités en France, a poursuivi le responsable syndical.
"Réduction des inégalités vis-à-vis de l'impôt, réduction des inégalités dans les parcours professionnels entre les précaires et les moins précaires, entre les contractuels dans la fonction publique et les titulaires, réduction des inégalités dans la protection sociale sur les retraites", a-t-il dit.
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Taratata ! Sonnez trompettes, résonnez tambours ! Le Premier ministre l’a dit : la Saint-Barthélemy des niches fiscales
est annoncée ! Pour sauver le budget (138 milliards d’euros de déficit), le gouvernement s’apprête, dans la prochaine loi de finances, à réduire les niches fiscales .
On en supprimerait quelques-unes, et pour (presque ?) toutes les autres, on les réduirait de 10%. Objectif : trouver 5 milliards en deux ans, selon François Fillon. Rien de
dramatique : les dispositifs dérogatoires aux barèmes de l’impôt s’élèvent à 75 milliards d’euros par an pour les plus connues, et à 140 milliards si l’on prend en compte celles qui se sont
enracinées de longue date.
Devant une telle annonce, on pourrait s’attendre à une vague d’applaudissements à droite. Point du tout. Le parlementaire de base fait bien la gueule. A l’image de Jean-Pierre Raffarin, qui sur BFM appelle le gouvernement à « agir avec discernement », ajoutant : « Derrière les niches fiscales, il y a des logiques économiques. La niche n’est pas un privilège ». Pourquoi tant de prudence, alors que l’urgence budgétaire est si forte, face au déficit le plus élevé constaté en temps de paix ?
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