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Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /2009 06:32

La blogueuse Laitd'Beu rapporte que le conseiller chargé du dossier des harkis auprès d'Hubert Falco vient d'être limogé parce qu'il a constaté dans les médias que Nicolas Sarkozy n'avait pas tenu ses promesses aux harkis. Voilà qui n'arrangeait guère le Maire du Toulon qui vient de refuser la tête de liste UMP aux élections régionales.

oussad Hazni est non seulement président du Conseil représentatif des harkis mais également conseiller chargé du dossier des harkis auprès du secrétaire d’Etat Hubert Falco.
Tout du moins, il l’était jusqu’à vendredi dernier. Rallié à Nicolas Sarkozy pour lequel il avait fait campagne en 2007, sur la foi «d’engagements très précis» du candidat, il a eu l’outrecuidance de se plaindre le 25 octobre 2009 dans une interview au journal Sud-Ouest qu’aucune des promesses de Sarko n’avait été tenue, ajoutant : «Que ce soit clair, je ne suis pas allé dans un cabinet ministériel pour trahir ma communauté»…

Le résultat ne s’est pas fait attendre, un déplacement annulé, son bureau vidé : viré séance tenante ! lis-je ce matin dans 20 minutes. Le conseiller chargé du dossier des harkis débarqué pour avoir critiqué les promesses «passées aux oubliettes» de Sarkozy. Ce que confirme l’entourage d’Hubert Falco : «c’est une décision du ministre. Quand on travaille pour lui, on ne fait pas des annonces sans l’avoir consulté et sans son autorisation»…

Ce qui veut dire au passage qu’il n’est même plus libre de s’exprimer en tant que président du Conseil représentatif des harkis… Sarko l’a installé dans une cage dorée tout en lui passant la muselière ! L’absence de liberté d’expression va fort loin, mais si les UM/Posteurs pensent qu’il suffit de ne pas évoquer les problèmes pour qu’ils soient considérés comme réglés – toujours la pensée magique ! – ils se fichent le doigt dans l'oeil jusqu’à l’épaule.


Une déception de plus, ou de trop?
Boussad Hazni est bien évidemment déçu mais non surpris : «ces pratiques se déroulent ainsi depuis des années avec les harkis», et de mettre Nicolas Sarkozy en garde, en prévision de la campagne présidentielle de 2012 : «les harkis, on peut les avoir une fois, on les aura pas deux fois»…

S’il n’y avait qu'eux à en faire les frais… Mais la critique est interdite en Sarkoland. Les exemples sont trop nombreux pour en faire la recension. Il y a quelques mois, deux québécoises venues faire un stage à l’UMP – quelle drôle d’idée ! – en ont fait les frais pour avoir osé critiquer l’organisation du stage sur leur blog, selon un article également paru sur «20 minutes».
Virées de stages pour avoir critiqué l’UMP ?…

Comment a-t-il pu croire les «promesses» d’un Sarko? Dont tout le monde savait, bien avant le 6 mai 2007, qu’il promettait plus vite que son ombre et ne tenait jamais rien – sauf s’il s’agit de vengeances !…

Il devrait d’ailleurs préciser que les harkis ne se font pas avoir deux fois… par la même personne. En 2012, cela fera exactement 50 ans qu’ils se font bercer de promesses jamais tenues, gouvernement de droite comme de gauche.

Retrouvez les articles de Lait d'Beu sur son blog

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Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /2009 20:44
En dix minutes, son sort a été scellé. Michelle (le prénom a été modifié) ne fera pas sa rentrée à l'université de province où elle enseignait depuis deux ans. L'affaire s'est réglée entre deux portes, fin juin. "Vos heures ne seront pas renouvelées, en septembre", lui a asséné le responsable du département de langues. On ne s'embarrasse pas d'explications avec les enseignants "non permanents" comme elle.
Avec sa mise élégante, son doctorat et ses publications, Michelle faisait illusion dans les colloques. "On me présentait comme Madame X, de l'université Y", se rappelle-t-elle. Pourquoi dévoiler ce que "la civilité universitaire" ne veut pas voir ? A quoi bon faire resurgir "la honte d'avoir décroché tous les diplômes et de ne pas avoir un vrai poste" ? Pendant une bonne dizaine d'années, Michelle n'a rien dit : les cinq ou six universités qui l'ont employée, les horaires "bouche-trous", "les cours que les titulaires ne veulent pas faire" et les 1 500 euros net par mois.

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Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /2009 20:39

Ministre de la Justice sous le gouvernement Jospin, Elisabeth Guigou s'entretient avec le blogueur Reversus. Elle dénonce les incohérences de l'argumentaire sarkozyste sur la justice et la main-mise de l'exécutif sur le judiciaire par l'entremise du parquet.


En début de mois, le rapport Léger a été remis au Président de la République. Ce projet de réforme judiciaire prévoit nomment la suppression du Juge d’Instruction. Robert Badinter a réagi en parlant d’une « OPA de l’exécutif ». Est-ce que vous pensez vous aussi que l’indépendance de la justice est en péril ?

Oui absolument, je pense que c’est en réalité une mainmise du pouvoir politique sur la Justice. Le parquet va instruire désormais la totalité des affaires. Il en instruisait déjà près de 95%, mais les 5% restants étaient constitués des affaires les plus graves et les plus sensibles.
Le Parquet étant soumis aux instructions du Garde des sceaux, le pouvoir exécutif pourra intervenir sur toutes les affaires politico-financières. Je pense que ce projet est de nature à porter le discrédit sur toute la Justice.
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Samedi 25 juillet 2009 6 25 /07 /2009 13:02

http://img.over-blog.com/300x38/0/51/12/91/blog/DA-Paris.jpg

http://accel21.mettre-put-idata.over-blog.com/100x29/2/75/42/24/logo_partisocialistejpeg.jpgEn ces temps où l’on parle tant de la vétusté du Parti socialiste français, de l’obsolescence du modèle social-démocrate en général, de l’incapacité du parti français à évoluer, à se moderniser, à s’adapter au XXIème siècle, il est une vieillerie, un trésor archéologique, que nous avons non seulement à sauver du désastre, mais à ranimer absolument. A partir d’un tout petit bout d’ADN on peut refaire un bel organisme neuf. Et c’est urgent.

Je veux parler de la vocation éducative des partis socialistes, telle qu’elle a été proclamée et mise en œuvre au début du XXème siècle, je veux parler du socialisme comme grand projet d’éducation populaire.

Nous avons perdu les élections européennes non pas parce que la droite, ou parfois les écologistes, ont fait mieux que nous, mais parce que la moitié des Européens, et notamment la majorité des jeunes, n’ont pas voté du tout. Notre défaite à nous socialistes, c’est l’abstention dans l’élection du Parlement européen.

Pourquoi est-ce spécifiquement notre défaite, à nous, socialistes ?

Parce que l’idéal socialiste vient en droite ligne des Lumières.

Parce que nous négligeons depuis longtemps ce qui est peut-être le principal, et en tout cas le plus fécond de nos fondamentaux, la vocation d’éducation de la nation .

Pour le socialisme, la grande affaire c’est de libérer l’homme de l’injustice sociale et des tyrannies politiques et économiques. Toutes les tyrannies sont confortées par l’ignorance. Telle était la finalité libératrice de la grande Encyclopédie. Dès l’origine, l’éducation a été au premier rang des engagements des socialistes. Flora Tristan est morte épuisée de parcourir la France pour instruire, au pied des usines naissantes, des poignées d’ouvriers. En écho, j’entends Ségolène Royal, dont la région a tant fait pour les lycées de Poitou-Charentes, scander sa priorité « l’éducation, l’éducation, encore l’éducation ». C’est l’un des six axes de notre Manifesto pour l’Europe. C’est bien aussi l’enjeu de la stratégie européenne de Lisbonne pour un XXIème siècle entré de plain pied dans l’économie numérique et en mesure de libérer un nombre de plus en plus important de travailleurs de l’usure du travail manuel.

Encore faut-il que les hommes et les femmes de notre temps ne vivent pas le monde qui les entoure en aveugles et en ignorants presse-bouton gobeurs d’images.

Faisons encore un petit détour historique. Nous, socialistes français, nous sommes héritiers d’un précieux bagage. Prenant le relais des Universités populaires qui s’étaient développées en Europe à la fin du XIXème siècle, Jaurès fut ambitieux quand il créa le quotidien de la classe ouvrière au nom du Parti socialiste français unifié en 1905. Non seulement il lui donna le beau nom de « l’Humanité », mais il mobilisa pour ses colonnes, parmi ses camarades de l’Ecole Normale Supérieure, les plus grands esprits de la France d’alors. Ainsi « l’Humanité » publia-t-elle immédiatement les meilleurs articles de fond de la presse française, dont la qualité devançait de loin celle des journaux réputés de la presse bourgeoise, et qui étaient reproduits à l’étranger.

Et pourtant « l’Humanité » était le quotidien de la classe ouvrière, fait pour elle et lu par elle, afin qu’elle comprenne le monde pour mieux le changer. Je ne pousserai pas l’humour jusqu’à comparer le contenu de « l’Humanité » de 1905-1914 à celui du calamiteux « Hebdo » des socialistes, mais enfin il y a un abîme entre balader les militants de discours de congrès, bureaux et sous-bureaux nationaux en odes à petits, grands et moyens apparatchiks, avec récurrentes photos des mêmes, et d’autre part instruire le peuple, des militants d’abord et des citoyens ensuite, afin qu’ensemble, pris par la passion de comprendre le monde, ils aient aussi la volonté de participer aux combats contre l’injustice et pour son humanisation.

Mes chers camarades, il y a longtemps que nous n’expliquons plus le monde à personne, que notre parti oppose ceux qui sont supposés savoir (on peut constater tous les jours qu’ils ne savent pas grand chose et qu’en particulier ils ignorent tout de la société réelle) et ceux qui sont supposés les créditer aveuglément de cet inexistant savoir et les suivre. Et qui les suivent de moins en moins parce que la force de l’expertise quotidienne de la vie réelle leur démontre en un éclair que le roi est nu et fainéant.

Le roi nu et fainéant ne nous dit rien de la ruine de l’hôpital public et de l’école (sans parler du triste état de l’armée à en juger par les récents faits divers), ne nous dit rien de ce qui vient après et à la place de l’automobile, après et à la place de la pénalisation du piratage informatique, après et à la place du règne de la banque et du PIB, après et à la place du massacre de l’éco-système, après et à la place des croissantes inégalités présentes, ne nous dit rien de l’Europe où nous sommes et qui n’a même pas droit à une rubrique régulière dans l’Hebdo. D’ailleurs à quoi sert l’Hebdo, que 80 % des camarades jettent à la poubelle sans le lire ?

Il y a bien une différence entre ceux qui sont venus élire le Parlement de l’Europe et ceux qui s’en sont abstenus. Il est de notre conception socialiste et rationaliste de l’humanité d’accorder à cette abstention l’excuse de l’ignorance, mais il est de notre devoir de socialistes de nous engager à éradiquer cette ignorance.

Le monde a changé. Qui s’en aperçoit dans le parti socialiste ? Qui renouera – c’est urgent - qui renoue avec la tradition des Universités populaires ?

Qui met à l’étude des militants et des experts les nouveaux défis du monde ? Qui lance des sondes dans les espaces inconnus de l’après-crise ? Qui propose de répondre par la fraternité au défi de la marchandisation des relations humaines à l’échelle d’une planète unifiée seulement par la technologie et les flux financiers ? Qui construit sur une connaissance réciproque de nouvelles relations entre les mondes anciennement industrialisés et ceux qui abordent maintenant aux rives de l’industrie dans des conditions d’inégalité asphyxiante, entre l’Europe et l’Afrique si proche et si reléguée ? Qui parle des nouveaux problèmes planétaires de santé publique à l’époque des nouvelles pandémies et des pesticides généralisés dans les cultures vivrières ? Qui met en question l’avenir d’une civilisation à la fois unifiée et bonne pour l’humanité ?

C’est une devinette à dix sous.

Et c’est aussi bien sûr une invitation pour tous ceux qui trouvent la réponse à être des militants actifs de notre parti, derechef et définitivement maître d’école, et, par là, maître de liberté et de justice.

Une militante de Paris.

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Mercredi 24 décembre 2008 3 24 /12 /2008 10:11
Immigration . Pour avoir protesté contre une expulsion, il y a une semaine, alors qu’ils prenaient l’avion, trois intellectuels français ont été placés en garde à vue.

L’histoire remonte au mardi 16 décembre. Quatre philosophes français se rendent en République démocratique du Congo pour un colloque universitaire, organisé par l’Agence universitaire de la francophonie et les facultés catholiques de Kinshasa. Thème du colloque : « La culture du dialogue, les frontières et l’accueil de l’étranger ». À bord de l’avion, les passagers découvrent un « Africain, menotté, entouré de six policiers en civil ». « L’homme était très calme, très digne », se souvient Pierre Lauret, l’un des philosophes. L’organisateur du colloque, assis à l’avant du porteur, est trop loin pour intervenir. Mais les trois autres philosophes s’interrogent. À des degrés divers, ce sont tous des militants de la cause des sans-papiers, pas du genre à rester tranquillement assis quand on expulse dans le même avion qu’eux… « On a simplement posé des questions. Ça a attiré l’attention des passagers, pratiquement tous des Africains, qui ont commencé à s’indigner, raconte Pierre Lauret. On n’a lancé aucun slogan. Le feu a pris tout seul, mais est vite retombé. Un quart d’heure après, tout le monde était assis. »

C’est alors que le commandant de bord se rend à la place de Pierre Lauret et lui ordonne de débarquer. Après le refus de celui-ci, il est embarqué manu militari par une escorte de policiers en uniformes, qui le plaquent à terre et le menottent. « J’ai été jeté dans une camionnette, le visage en sang, puis mis en garde à vue où je suis resté six heures. » Libéré à 20 heures, il est inculpé d’opposition à une mesure de reconduite à la frontière et d’entrave à la circulation d’un aéronef et convoqué au tribunal de Bobigny pour une procédure de plaider coupable le 4 mars prochain.

Et ce n’est pas tout. Hier, au retour du vol de Kinshasa, les deux autres philosophes, Sophie Foch-Rémusat et Yves Cusset, ont été appréhendés par la police à leur descente d’avion et placés à leur tour en garde à vue. Ils y étaient toujours hier en fin d’après-midi. Sidéré, Pierre Lauret tenait surtout à dénoncer le rôle de la compagnie aérienne : « Tout cela signifie que l’équipage a informé la police de leurs noms et de leur date de retour. Air France, en la personne du commandant de bord, les a livrés pieds et mains liés. »

M. B.

Source l'humanité
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Mardi 16 décembre 2008 2 16 /12 /2008 20:33

Il y a un an, 374 familles campaient rue de la Banque à Paris. Depuis dimanche, celles qui n'ont toujours pas été relogées dorment à nouveau sur place.

Quelques flocons de neige tombent sur la bâche bleue qui fait office de campement. Dessous, une vingtaine de matelas en rang d'oignon. Un amas de couvertures et de duvets atteste de la présence de la nuit: une soixantaine d'hommes et de femmes, comme la nuit précédente. La plupart sont partis travailler tôt le matin. Restent quelques femmes sans emploi, revenues au campement après avoir amené leurs enfants à l'école. Une partie d'échec s'improvise sur le trottoir, des militants accrochent une banderole, on distribue des cafés. Le tout sous l'œil de la police.

Fatia, emmitouflée des pieds à la tête mais frigorifiée, accuse le coup. «Il a fait vraiment très froid cette nuit, c'est dur... Mais on tient.» Le discours est volontaire mais l'usure perceptible. Seule avec cinq enfants à charge, elle a déjà passé deux mois et demi l'année dernière sur ce même trottoir du IIe arrondissement de Paris. Comme toutes les familles qui, répondant à l'appel de l'association Droit au Logement (DAL), ont
réinstallé le campement dimanche, un an jour pour jour après le départ des tentes en 2007.

Pas de tentes cette année: «Trop compliqué et on n'est pas là pour provoquer», explique Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du DAL. En novembre, les tentes ont valu à l'association une condamnation à 12.000 euros d'amende pour «dépôt encombrant sur la voie publique». Mais Fatia n'en démord pas: «Il faisait quand même moins froid dans les tentes.»

233 familles toujours en attente

Jean-Baptiste Eyraud rappelle la situation: sur les 374 familles mal-logées qui avaient investi les lieux fin 2007, et que l'Etat s'était engagé à reloger, seules 141 ont aujourd'hui un logement. Les 233 autres sont toujours dans des hôtels, des foyers ou chez des proches. «L'Etat ne tient pas ses promesses», dénonce le DAL. Le ministère du Logement, qui confirme le chiffre, maintient pourtant que «l'Etat tient ses engagements», arguant que 55 propositions de relogement ont été refusées et que les dossiers des familles n'ont pas tous été envoyés il y a un an. «L'envoi en trois temps était prévu dans le protocole d'accord», rétorque-t-on au DAL. «Sur les 143 dossiers envoyés en décembre 2007, seuls 87 ont abouti à un relogement. L'argumentaire du ministère ne tient pas.»

Emmanuel, un militant du DAL venu de Dax, est consterné par ce dialogue de sourds: «Le gouvernement fait des comptes d'apothicaire alors que derrière ça, il y a des humains, des familles, des vies.» Un rassemblement est prévu sur place ce soir à 19 heures.

Source Libération
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Dimanche 14 décembre 2008 7 14 /12 /2008 15:53
74 % des téléspectateurs jugent comme une « mauvaise chose » la nomination du président de France Télévisions
LES FRANÇAIS se montrent très attachés à la télévision publique. S’ils se réjouissent de la suppression prochaine de la publicité sur ces antennes-là, ils se montrent très sourcilleux quant à son indépendance politique. Et cela, quelles que soient leurs préférences idéologiques. Le sondage exclusif CSA-« le Parisien »-« Aujourd’hui en France » sur la réforme de France Télévisions en apporte la preuve.
Pour lire la suite,cliquez ici
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Lundi 8 décembre 2008 1 08 /12 /2008 13:36

APPEL POUR UN SERVICE PUBLIC DE L’INFORMATION INDEPENDANT

Nous ne sommes ni journalistes, ni acteurs des médias. Nous sommes des citoyens engagés ou non, et nous nous sentons plus que jamais concernés par la nécessité de préserver un service public de l’information, de qualité et indépendant du pouvoir politique.

Le climat exécrable qui règne depuis plusieurs mois autour de la question de la liberté des médias nous laisse craindre une sérieuse remise en cause du droit à l’accès à l’information que nous considérons comme être un principe démocratique fondamental.

La liberté d’expression en danger

Les projets de loi sur la réforme du service public de l’information, et notamment de l’audiovisuel, exacerbent nos craintes. Sous prétexte de vouloir « libérer » France Télévisions et Radio France de la « dictature de l’audimat », ce projet de loi acte dans les faits la reprise en main de l’information publique par le pouvoir politique.

Par l’étranglement financier que constitue la suppression de la publicité sans contreparties pérennes et par la nomination directe des Présidents de France Télévisions et Radio France par l’Elysée, c’est à l’indépendance et la diversité des chaînes publiques d’information que le gouvernement s’attaque.

Comme au temps de l’ORTF, la direction des chaînes publiques sera sous la tutelle directe du Président de la République et du Gouvernement. Que se passera-t-il si un reportage ne plait pas ou le présentateur est trop subversif ? La ligne éditoriale sera directement sous contrôle et la diversité des programmes en sera largement affectée.

Notre exigence : le retrait des projets de loi

Parce que nous refusons qu’une hypothétique dépendance à la publicité soit remplacée par une dépendance politique et financière,

Parce que nous refusons de subir les conséquences néfastes pour la liberté de la presse et pour le droit à l’information que nous jugeons être un droit démocratique fondamental,

Parce que nous refusons que soit mis à mal l’existence même des directions régionales (de France 3 notamment), nécessaires à un traitement de proximité de l’information,

Nous demandons le retrait immédiat des actuels projets de loi concernant la réforme de France Télévisions et Radio France et qu’un véritable débat national ait lieu sur le sujet.

SIGNER L’APPEL


signer l'appel du collectif Libre Ecran


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Samedi 16 février 2008 6 16 /02 /2008 23:42
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Dimanche 19 août 2007 7 19 /08 /2007 08:46
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