Economie

Mercredi 4 février 2009 3 04 /02 /2009 13:06

Ségolène Royal et les députés PS de Moselle, Michel Liebgott et Aurélie Filippetti, ont estimé aujourd'hui que l'Etat devait demander au groupe ArcelorMittal le "remboursement" des aides publiques perçues.

"L'Etat doit faire preuve de fermeté à l'égard de Mittal en demandant le remboursement des aides publiques versées au groupe jusqu'à maintenant", affirment dans un communiqué l'ex-candidate PS à la présidentielle et les deux députés socialistes.

"Cette mesure permettrait au moins de dégager des moyens pour trouver des solutions à chacun, notamment en finançant un centre de formation à la hauteur des besoins", estiment-ils.

"De plus, le plan de relance de l'économie prévoit un investissement public important dans le ferroviaire. La demande en acier va être ainsi dopée. Il serait incompréhensible que les entreprises sidérurgiques de la vallée de la Fensh (par exemple Chorus qui va investir de façon importante) n'en bénéficient pas", ajoutent-ils.

Selon eux, "aucune des promesses faites par Nicolas Sarkozy n'a été tenue".

Ségolène Royal et les députés PS de Moselle, Michel Liebgott et Aurélie Filippetti, ont estimé que l'Etat devait demander au groupe ArcelorMittal le "remboursement" des aides publiques perçues.

"L'Etat doit faire preuve de fermeté à l'égard de Mittal en demandant le remboursement des aides publiques versées au groupe jusqu'à maintenant", affirment dans un communiqué l'ex-candidate PS à la présidentielle et les deux députés socialistes.

"Cette mesure permettrait au moins de dégager des moyens pour trouver des solutions à chacun, notamment en finançant un centre de formation à la hauteur des besoins", estiment-ils.

"De plus, le plan de relance de l'économie prévoit un investissement public important dans le ferroviaire. La demande en acier va être ainsi dopée. Il serait incompréhensible que les entreprises sidérurgiques de la vallée de la Fensh (par exemple Chorus qui va investir de façon importante) n'en bénéficient pas", ajoutent-ils.

Selon eux, "aucune des promesses faites par Nicolas Sarkozy n'a été tenue".

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Vendredi 23 janvier 2009 5 23 /01 /2009 22:54


Chères amies, chers amis,

Aujourd’hui, j’ai présidé, à la Maison de la région Poitou-Charentes, une conférence sociale réunissant les entreprises et les salariés (et leurs organisations syndicales et professionnelles), ainsi que les acteurs de l’économie sociale et des représentants des comités d’entreprises.

Nous avons adopté un plan d’actions dans le cadre de cinq priorités (pour consulter le détail, rendez-vous sur
le site de la Région) :
  • Soutien à l’activité économique avec 83 millions d’euros d’investissement en Région et 50 millions pour le financement des entreprises ;
  • Création de 4 700 stages de formation et la création de 300 emplois pour ceux qui en ont le plus besoin ;
  • Mise en place d’aides à la mise en œuvre de véhicules à un euro par jour pour les salariés d’entreprises volontaires de la région, ainsi que pour les stagiaires de la formation professionnelle, avec 2 000 premiers bénéficiaires dès 2009 ;
  • Renforcement du dialogue social par une aide aux comités d’entreprise des sites industriels en difficulté économique et la création de comité de bassins d’emplois ;
  • Soutien aux filières qui innovent et s’engagent dans le développement de la croissance verte pour créer les emplois de demain (filière bois, filière sur l’énergie renouvelable avec le plan photovoltaïque, la filière de l’agriculture biologique, l’écotourisme).

Dès demain, j’irai sur le terrain constater la bonne mise en œuvre de ces efforts de la Région en faveur de l’emploi, en me rendant à Parthenay dans les Deux-Sèvres. Après une rencontre avec les petits producteurs agricoles sur le marché, je rendrai visite à des créateurs d’entreprises grâce aux Bourses régionales Désir d’entreprendre.

Dans le même esprit, je présiderai lundi la Commission permanente du Conseil Régional qui sera consacrée au développement de l’apprentissage, à la création du service public régional de la formation professionnelle et à la mise en œuvre de l’ambitieux plan régional de développement du photovoltaïque.

Cet engagement de la puissance publique au niveau régional est indispensable mais ne suffit pas. La crise économique et financière que nous traversons nécessite une réflexion globale sur le système capitaliste tel qu’il fonctionne – ou plutôt dysfonctionne.

C’est le sens du déplacement d’étude à Belém au Brésil que je vais effectuer de mercredi à lundi pour participer au Forum social mondial, à l’invitation du Recteur de l’Université de Belém (ce déplacement est financé sur fonds privés et personnels, c’est-à-dire ni par la région Poitou-Charentes ni par Désirs d’avenir).

Depuis le premier Forum social mondial à Porto Alegre en 2001, la réflexion sur un autre monde possible est impérative. J'ai d’ailleurs accueilli dans ma Région, à deux reprises, les universités d'été d'Attac parce que je crois salutaires ces débats et ces échanges dont les militants altermondialistes ont pris l'initiative contre la pensée dominante il y a une dizaine d'années et aujourd'hui en déroute.

J'ai toujours été et je suis plus que jamais convaincue qu'on ne peut pas rebâtir une proposition alternative et crédible aux désordres actuels du monde sans être à l'écoute de tous ceux, sans exception, et en particulier des militants, des associations, des citoyens qui s'engagent sur le terrain, qui résistent à la folle logique du profit à tout prix, qui inventent d'autres façons de poser les bonnes questions et d'autres façons de faire.

La 8ème édition du Forum Social qui se tient à Belém revêt une importance particulière, non seulement parce cette grande rencontre revient dans le pays fondateur qui lui donna son impulsion originelle, mais également parce que l'état du monde (en proie à une crise financière, économique, sociale, écologique, politique, morale...) témoigne dramatiquement de l'échec des politiques ultra-libérales et de l'idéologie qui fut celle de la révolution conservatrice dont on voit aujourd'hui les dégâts planétaires.



Un cycle se clôt


A nous de faire que celui qui s'ouvre, au-delà des promesses sans lendemain de moralisation superficielle, remette réellement les choses d'aplomb en redonnant aux citoyens un vrai pouvoir de décision sur le destin collectif.

Le Brésil et le travail conduit par le président Lula permettront, sur place, d’approfondir deux idées :

  • C’est un laboratoire de pratiques politiques innovantes (dont le Budget participatif créé à Porto Alegre, très largement mis en pratique dans tout le pays, et que j’ai repris en Poitou-Charentes au travers du Budget participatif des lycées) dont certaines peuvent être reprises en France.
  • C’est un grand pays, non pas émergent mais émergé, qui comptera de plus en plus dans les nouveaux équilibres du monde.

Plusieurs sujets abordés par le Forum social de Belém seront, à mes yeux, majeurs :

  • La crise alimentaire ;
  • Les biens publics dont l'accès libre doit être garanti à tous (l'eau, la culture, l'éducation, le net, etc.) avec, entre autres, le problème du brevetage du vivant ;
  • La lutte contre l’esclavage moderne avec une charte d’engagement signée par quatre états brésiliens dont le Para, la région dont Belém est la capitale, qui en détient le triste record (notamment dans les grandes propriétés agricoles) ;
  • La situation et l’avenir de l’Amazonie (une journée lui sera dédiée) au travers de trois dimensions : le changement climatique, la biodiversité et le respect des peuples indiens.

Tous ces sujets sont un concentré des grandes questions de la mondialisation marchande et du productivisme court-termiste à l'opposé d'un développement respectueux des équilibres écologiques.

Et puis, enfin et toujours, la démocratie participative sera au cœur du Forum : de l'élaboration des décisions ("partager les décisions pour prendre les bonnes", disons-nous en Poitou-Charentes) au contrôle citoyen de l'application des politiques publiques (rendre des comptes). Je suis d’ailleurs fière que le travail de la Région Poitou-Charentes sur la démocratie participative ait été labellisé dans le cadre de « 2009 année de la France au Brésil » par le comité franco-brésilien d’organisation.

Voilà en quelques mots les raisons de mon déplacement d’étude au Forum social mondial de Belém.

Mais je vous rendrai compte bien sûr au fur et à mesure les débats qui s’y tiendront et les entretiens que j’y aurai (à commencer, dès mon arrivée, par un rendez-vous avec le président du Parti des travailleurs du brésil, Ricardo José Ribeiro Berzoini).

Cordialement,




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Lundi 19 janvier 2009 1 19 /01 /2009 20:11
Un déficit public de 5,4% du PIB, un taux de chômage de 9,8%, une récession à hauteur de 1,8% du PIB : telles sont les prévisions de la Commission européenne pour l'Hexagone en 2009

Pour 2009, la France avait déjà annoncé qu'elle prévoyait un déficit important, de 3,9% du PIB, soit bien au-delà des 3% du produit intérieur brut (PIB), le maximum autorisé par Bruxelles.

Les prévisions communiquées ce lundi par la Commission de Bruxelles défient tous les pronostics, avec un déficit pour la France annoncé à 5,4% du PIB en 2009 et à 5% en 2010.

Quant au taux de chômage français, il grimperait, selon Bruxelles, de 7,8% en 2008 à 9,8% en 2009 et à 10,6% en 2010.

La récession du pays serait marquée par un recul du PIB de 1,8% en 2009, avant une croissance de 0,4% en 2010. Ces estimations sont bien plus pessimistes que les précédents pronostics puisque la Commission tablait en novembre sur une stagnation de l'économie française en 2009 (0,0%), puis sur une croissance de 0,8% en 2010.

L'inflation est prévue à 0,8% en 2009 et à 1,5% en 2010.
 

latribune.fr

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Vendredi 9 janvier 2009 5 09 /01 /2009 18:27

http://www.poitou-charentes.fr/files/newsletters/essentiel/165/img/segolene-royal.jpg

Chères amies, Chers amis,

A l’occasion de visites consacrées à l’emploi dans ma région cette semaine, j’ai une nouvelle fois eu la démonstration, au travers des situations pourtant très différentes de deux entreprises de Poitou-Charentes, qu’il nous faut changer de système économique en remettant les choses à l’endroit, c’est-à-dire l’économie au service de l’humain et les banques au service des entreprises et de l’emploi.

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Entreprendre autrement, c’est possible !

Dans la zone industrielle de Niort, une entreprise de confection résistait, tant bien que mal, à la concurrence internationale qui décime le secteur du textile dans notre pays.

Confrontée à la délocalisation de la plupart des entreprises pour lesquelles elle travaillait et qui ont trouvé des sous-traitants ailleurs, elle a fini par rendre les armes : 70 licenciements en juin 2008. Parmi les victimes de la liquidation, 16 femmes, couturières, ont décidé de rester debout et de résister à la fatalité. Elles ont rassemblé leur courage, leurs économies et se sont lancées dans l’aventure de la création de leur entreprise sous forme de Société coopérative ouvrière de production (Scop). Grâce à cette manière d’entreprendre autrement, chaque salarié est associé de l’entreprise à égalité et dispose du même pouvoir de décision que chacun des autres associés. Pas d’actionnaires, simplement des êtres humains voulant vivre dignement de leur travail.

La Région les a aidées en utilisant son dispositif, unique en France, de « Bourse tremplin désir d’entreprendre ». Chaque associé est considéré comme créateur de sa propre entreprise et à ce titre doté d’une aide régionale à la création. Le courage et la persévérance des couturières, l’aide de la Région qui a ensuite enclenché le soutien des banques, l’investissement efficace de l’Union régionale des Scop : tout cela a eu raison du destin qui semblait attendre ces salariées, souvent âgées de plus de 50 ans et ayant passé toute leur carrière professionnelle dans le textile.

C’est ainsi que vient de débuter l’activité de la société Couture Venise Verte, réorientée vers la confection haut de gamme. Venise Verte comme le surnom du Marais poitevin et comme la couleur de l’espoir !

Je tiens également à les aider en lançant un appel, que vous pouvez relayer, auprès des grands couturiers et des donneurs d'ordre des entreprises textile afin qu'ils passent commande auprès de Couture Venise Verte, d’autres SCOP et entreprises de confection et de façonnerie situées en région Poitou-Charentes.

http://www.poitou-charentes.fr/files/newsletters/essentiel/164/img/cepam.jpg

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Si les banques faisaient leur travail…

http://idata.over-blog.com/1/36/65/64/C-LUIIIIIIIIIIII/005-copie-4.jpg

Vous avez certainement entendu parler de ce chef d’entreprise rochelais, patron des Chantiers navals Gamelin, qui s’est suicidé la veille de Noël parce que son entreprise de fabrication de bateaux avait été placée en redressement judiciaire. Victime de l’angoisse de voir l’œuvre d’une vie liquidée et ses salariés avec… Sa fille, Fanny, a lancé un cri du cœur sur Facebook, relayé par les médias, en appelant à la solidarité pour permettre aux ouvriers de l’usine de son père d’être payés. Très beau geste, j’ai eu l’occasion de le lui dire. Soyez nombreux à lui répondre, en cliquant ici.

L’histoire des Chantiers Gamelin est tristement classique et tellement d’actualité. Vingt-cinq ans d’âge, une progression régulière du chiffre d'affaires, souvent des bénéfices qui ont permis à l’entreprise de se développer et aux banques partenaires d’en profiter…

Et puis, progressivement un marché plus hostile, qui nécessite la fabrication de prototypes et fragilise la trésorerie. Du travail – et des perspectives intéressantes – mais temporairement une trésorerie insuffisante pour acheter les matières premières. Après 25 ans de bons et loyaux services, Joël Gamelin pense pouvoir compter sur sa banque pour passer cette mauvaise passe. Cette banque qui, comme les autres vient de profiter de la manne de l’Etat après avoir joué et perdu à la roulette de la bourse. Mais l’accès au crédit lui est refusé. Redressement judiciaire. Vous connaissez la suite.

La Région va s’engager de tout son poids – y compris en apportant des garanties avec Oseo – pour que les banques soutiennent cette belle entreprise au savoir-faire reconnu. Cent vingt emplois sont en jeu.

Le cas Gamelin est emblématique de la démission du pouvoir. Le président de la République doit redescendre sur terre et s’occuper des problèmes des Français. Pour justifier les milliards d’euros donnés aux banques, il nous avait dit, qu’en échange, elles seraient obligées de faire vraiment leur métier de banquier, c’est-à-dire de prêter de l’argent aux entreprises au service de la croissance et de l’emploi. Il s’agissait, nous disait-on, de « fluidifier le crédit ». La réalité, c’est que les banques ont empoché l’argent et ne jouent pas le jeu.

Le cas des chantiers Gamelin n’est qu’un exemple parmi une multitude au plan national. Pour lutter efficacement contre la crise, il appartient à Nicolas Sarkozy de tenir parole et d’obliger les banques à jouer leur rôle. S’il ne le fait pas, il signera son échec économique et donnera la preuve de la connivence qui le lie au monde de la finance.

Amicalement,

http://idata.over-blog.com/0/19/15/20/signature3.gif

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Mercredi 24 décembre 2008 3 24 /12 /2008 10:00

Selon le baromètre TPE-PME des experts-comptables, seule l'exonération de la taxe professionnelle sur les investissements est réellement jugée «utile» par les dirigeants de TPE et de PME. La création d'un fonds d'investissement souverain ne séduit que 31% des personnes interrogées.

A la lecture des résultats du baromètre des PME, des très petites entreprises (TPE) du Conseil supérieur de l'ordre des experts-comptables, réalisé par TNS Sofres, et daté de décembre, les principales mesures contenues dans le plan de relance gouvernemental pour atténuer les effets de la propagation de la tourmente financière à l'économie réelle ne séduisent guère les chefs d'entreprises.

Ce baromètre consultable en cliquant ici montre bien que seule l'exonération de la taxe professionnelle sur les investissements jusqu'au 1er janvier 2010 est jugée «utile» par 67% des personnes interrogées.


En revanche, moins d'un dirigeant sur deux (49%) estime que le plan de financement bancaire des PME de 22 milliards d'euros stimulera leur activité. Le renforcement des moyens d'Oseo, établissement public dédié au financement et à l'accompagnement des PME ne séduit guère davantage (44%), tout comme la désignation d'un médiateur du crédit (44%) et la création d'un fonds d'investissement souverain (31%).

Cette remise en cause de l'efficacité du plan de relance laisse songeur sachant que 57% des dirigeants des TPE-PME estiment que le ralentissement actuel de l'économie aura des conséquences « importantes » sur l'activité de leur société, amplifiées en partie par le durcissement des conditions de financement . Un durcissement constaté par près d'une entreprise sur quatre (24%). Malgré les efforts du médiateur national du crédit et la volonté des banques de respecter un « pacte moral » avec la Nation, comme elles s'y sont engagées auprès de Nicolas Sarkozy, la fluidité des circuits de financements de l'économie n'est pas rétabli.

Dans ce contexte, il n'est guère étonnant de constater une nouvelle dégradation de la confiance des dirigeants d'entreprises, dans le sillage de la chute du moral des industriels en décembre mesuré par l'Insee. Seuls 48% des dirigeants de PME entrevoient avec optimisme les douze prochains mois selon le baromètre des experts-comptables. Ils étaient 88% en mai 2007, date de l'arrivée de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République. Dans les TPE, le doute est également de mise. Seuls 44% des chefs d'entreprises ont une vision optimiste de leurs perspectives à un an, contre 67% en mai 2007.

 

Fabien Piliu

Latribune.fr

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Mercredi 24 décembre 2008 3 24 /12 /2008 09:56

Des Etats-Unis au Royaume-Uni, de l'Espagne au Danemark, des Pays-Bas à la Pologne, les chiffres sur le recul ou au moins la stagnation de l'activité et la remontée du chômage se multiplient. Le Fonds monétaire international souligne l'ampleur de la crise et prône des mesures de soutien.

Les mauvais chiffres sur la conjoncture occidentale se mulitplient en cette fin d'année. D'abord en Europe et notamment au Royaume-Uni qui annonce son pire chiffre de PIB (produit intérieur brut) depuis 1990. L'activité outre-Manche a en effet reculé de 0,6% au troisième trimestre. Sur un an, la hausse ne ressort plus qu'à 0,3%. Les prévisions initiales avaient donné une baisse de 0,5% La production industrielle est déjà en récession (deux trimestres consécutifs de recul d'activité) avec une baisse de 1,4% au troisième trimestre après un recul de 0,9% au deuxième. Mais tous les voyants (services, investissements, dépenses des ménages) sont passés dans le rouge. D'ailleurs, le chiffre des prêts immobiliers acceptés au Royaume-Uni en novembre a plongé à son plus bas niveau en 14 ans, en  chute sur un an de 61% à 17.773 dossiers positifs.

Il en va de même en Espagne, les deux pays étant très touchés (comme aux Etats-Unis) par la crise immobilière après avoir connu de longues années la flambée des prix de la pierre. D'ailleurs, ce mardi, Le ministère espagnol de l'Economie annonce que selon son indice ISA, l'activité a plongé dans le pays de 1,5% au quatrième trimestre. Du coup, après le - 0,2% du troisième trimestre, ce serait le deuxième trimestre consécutif de recul du PIB et donc la récession. Elle pourrait se prolonger en 2009 (les experts attendent -1% sur l'année) voire aussi en 2010 sur fond d'envolée du chômage qui monte vers les 15% voire les 20% pour les prochains mois.

Presque tous les membres de l'Union européenne sont touchés de plein fouet par le ralentissement économique. Même la Pologne qui connait en novembre sa première hausse du chômage en neuf mois à 9,1% contre 8,8% en octobre et 3,199 millions de chômeurs pour un nombre d'habitants de 38 millions. La banque centrale a réagi en tentant de soutenir l'activité via une nouvelle baisse des taux de 0,75 point ce mardi pour ramener le taux minimal d'intervention, son principal taux, à 5%, après déjà un recul de 0,25 point un mois plus tôt.

Aux Pays-Bas, la stagnation de l'économie se confirme avec un PIB stable au troisième trimestre par rapport au deuxième. Au Danemark, la situation est encore plus mauvaise avec un recul de l'activité de 0,4% au troisième trimestre et de 1,2% sur un an.

Aux Etats-Unis, le chiffre définitif et très attendu du PIB au troisième trimestre a été confirmé avec un recul comme prévu de 0,5%, marqué par un fort recul des dépenses de consommation des ménages américains et des investissements des entreprises. Ce recul de l'activité, le plus important depuis 2001 (mais ce n'est pas encore la récession, l'activité ayant progressé de 2,8% au deuxième trimestre), s'accompagne d'une nette réduction de l'inflation avec un indice "core" également au troisième trimestre revu en baisse à 2,4% contre 2,6% précédemment annoncé.

Le FMI, fonds monétaire international, souligne d'ailleurs, par la voix de son chef économiste Olivier Blanchard, interviewé dans Le Monde, qu'il s'agit d'une "crise d'une amplitude exceptionnelle dont la principale composante est un effondrement de la demande". Il souligne le risque qu'elle se transforme en "grande dépression" notamment si les banques ne rouvrent pas au plus vite le robinet du crédit et si les Etats ne donnent pas plus d'ampleur à leurs plans de relance, en les portant si besoin de 2% à 3% du PIB alors que l'Union européenne par exemple n'en est qu'à 1,4%.


 

latribune.fr

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Jeudi 18 décembre 2008 4 18 /12 /2008 19:52

http://www.intox2007.info/index.php?post/2008/12/15/Un-sondage-percutant...


Et oui, un sondage est passé presque inaperçu. Pourtant il valide les propositions du PS, en particulier celles de Ségolène Royal. Cela concerne la fameuse réforme du système bancaire, vous savez ce dont on ne parle plus, comme si la situation était redevenue normale.

Regardez bien cet extrait :

http://www.intox2007.info/public/sondages/.FR_solutions_capitalisme_m.jpg 


Les réponses sont sans équivoque, que ce soit à gauche ou à droite:

80% des français sont pour la présence de l'état dans les conseils d'administration des banques ayant reçu de l'argent de l'état. Cela se sous entend bien sûr sans conditions autre.

Plus étonnant encore, 70% des Français sont pour la prise de participation de l'Etat dans les grandes entreprises françaises menacées de rachat par des entreprises étrangères. Moi je propose qu'on commence par Thomson, par exemple.

70% de ces mêmes français sondés, sont pour le renforcement de la législation concernant le contrôle par l'Etat des rémunérations des dirigeants des grandes entreprises. Et ce faisant, ils veulent donc la limiter, ni plus ni moins. Ils sont aussi nombreux à vouloir contrôler les parachutes dorés des dirigeants.

Plus étonnant , une courte majorité des sondés sont favorables à la nationalisation des banques. Bizarrement, on a peu parlé de ce sondage dans les médias. Pourquoi ? par ce qu'il infirme les avis des pisse-froids ? des donneurs d'ordre et autres nantis adeptes des diners du siècle en ville ?

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Mercredi 17 décembre 2008 3 17 /12 /2008 20:50
Quelques semaines à peine après l'annonce d'un plan de relance par Nicolas Sarkozy, le ministre du budget, Eric Woerth, a indiqué, mercredi 17 décembre, que le gouvernement tablait désormais sur un déficit budgétaire de l'ordre de 79,3 milliards d'euros en 2009, contre 57,6 milliards prévus initialement dans le projet de loi de finances 2009. Un chiffre qui prend en compte les mesures de relance qui doivent être votées en janvier. Dans la foulée, les députés ont adopté le budget 2009, l'UMP et le Nouveau Centre votant pour, le PS, le PCF et les Verts votant contre. Le projet de budget doit être définitivement approuvé par le Parlement lors d'un vote prévu, mercredi soir au Sénat.

"L'aggravation de la crise et les mesures que nous avons prises pour y remédier nous ont donc fait passer d'un déficit budgétaire de 52,1 milliards au moment du dépôt du projet de loi de finances [fin septembre], à un déficit de 57,6 milliards après la prise en compte des nouvelles prévisions macroéconomiques", a déclaré Eric Woerth. Avant le vote, il avait plaidé devant les députés pour qu'ils approuvent un certain nombre "d'ajustements". Outre les "modifications intervenues en commission mixte paritaire" pour un montant de 300 millions d'euros, M. Woerth a détaillé les enveloppes des "mesures fiscales" du plan de relance, à hauteur de 9,2 milliards d'euros, et les dépenses prévues dans le cadre de ce même plan (9,3 milliards d'euros).

UN RETOUR PRÉVU À L'ÉQUILIBRE EN 2014
Je présenterai en conseil des ministres, vendredi avec
Patrick Devedjian [ministre de la relance], un collectif 2009, afin de traduire le volet dépenses du plan de relance (...) ce seront 9,3 milliards d'euros en faveur de l'investissement, des entreprises, de l'emploi et de la solidarité qui viendront s'ajouter au déficit", a expliqué M. Woerth, ajoutant qu'une enveloppe de 3 milliards sera également nécessaire pour financer le fonds stratégique d'investissement. "En l'incluant, le déficit budgétaire se monterait alors à 79,3 milliards d'euros", a conclu le ministre.

Tout en reconnaissant qu'il s'agissait d'un "montant sans précédent", Eric Woerth a déclaré qu'un tel effort était nécessaire, car "à la mesure des graves dangers que la crise mondiale fait peser sur notre économie". "Mais il faut être très clair : ce n'est pas un chèque en blanc sur l'avenir", a-t-il prévenu. Le président PS de la commission des finances de l'Assemblée, Didier Migaud, a pour sa part estimé que le déficit budgétaire total (Etat, sécurité sociale, collectivités locales) allait frôler les "100 milliards d'euros", soit près de 5 % du PIB, selon son entourage. "La France est rentrée dans cette crise beaucoup plus affaiblie que d'autres pays", a-t-il estimé, en demandant de nouveau à la majorité de revenir sur le paquet fiscal.

L'objectif d'un retour à l'équilibre semble donc encore s'éloigner un peu plus. Le premier ministre, François Fillon, avait déjà annoncé que "la crise financière décalait de deux ans l'objectif que nous nous sommes fixé". M. Fillon avait estimé, lors des annonces faites par M. Sarkozy, que le déficit se creuserait à 3,9 % du PIB en 2009, mais serait ensuite ramené à 2,9 % en 2010, 1,9 % en 2011 et 0,9 % en 2012, avec un retour prévu à l'équilibre en 2014.

La prévision de croissance, à l'origine de 1 % à 1,5 % en 2009, a également été revue à la baisse. La ministre de l'économie, Christine Lagarde, ne l'estime plus que dans une fourchette de 0,2 % à 0,5 %.

Source le Monde


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Mardi 16 décembre 2008 2 16 /12 /2008 07:19

Le patron du FMI estime que le risque d'une récession globale est "devant nous". L'année 2009 sera "très difficile", selon Dominique Strauss-Kahn pour qui une relance équivalente à 2% du PIB mondial est nécesssaire.

Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, a averti lundi à Madrid que la possibilité d'une récession mondiale était "réellement devant nous", notamment en raison du ralentissement d'économies dynamiques, comme la chinoise.

"La possibilité d'une récession globale est réellement devant nous", a déclaré M. Strauss-Kahn, estimant que la croissance ralentie des pays émergents comme la Chine ne suffirait pas à compenser la récession des pays développés.

M. Strauss-Kahn a notamment évoqué un rythme de croissance pour la Chine qui pourrait descendre à 5 ou 6%, contre 9,7% en 2008 et 8,5% pour 2009 selon les prévisions précédentes du Fonds, datant du mois de novembre.

Il a souligné que "probablement", les prévisions que le FMI "publiera en janvier seront pires que les précédentes", lors d'un colloque organisé par la Banque d'Espagne.

Les dernières prévisions économiques de l'organisation multilatérale, datant du 6 novembre, anticipaient une croissance mondiale de 2,2% pour 2009 (après 3,7% en 2008), avec en particulier une contraction de 0,3% du Produit intérieur brut pour les pays développés l'an prochain (+1,4% prévu pour 2008).

"La perspective globale continue de se détériorer", et "2009 sera une année très difficile", a-t-il ajouté, estimant que la reprise n'interviendrait pas avant "fin 2009 ou début 2010".

"Le besoin le plus urgent est un grand coup d'accélérateur" en matière de dépenses publiques, a-t-il déclaré, ajoutant que les mesures prises jusqu'ici pour affronter la crise n'étaient "pas suffisantes".

"Nous faisons face à un déclin sans précédent de la production" et l'incertitude régnante "limite l'efficacité de certaines mesures fiscales" de relance", a-t-il déploré, plaidant pour une politique globale de stimuli fiscaux équivalent à 2% du PIB mondial, soit 1.200 milliards de dollars.

Le directeur général du Fonds a également appelé les pays membres à augmenter leur contribution au FMI, enjoignant les pays dotés "d'importantes réserves de suivre l'exemple du Japon", qui a annoncé la semaine dernière qu'il allait prêter près de 100 milliards de dollars.

M. Strauss-Kahn a également plaidé en faveur d'une "réforme de la régulation des marchés financiers".
Source l'Express
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Mardi 16 décembre 2008 2 16 /12 /2008 06:53

Alors que l'économie américaine entame son 13e mois de récession (3e période la plus longue depuis 1929) et que la France a du mal a se rassurer avec un plan de relance bien poussif proposé par Nicolas Sarkozy, les mauvaises nouvelles se succèdent sur le front de l'emploi.

Fait nouveau: le secteur des matières premières et des nouvelles technologies est durement touché alors que ces secteurs subissaient moins que d'autres le coup de froid de l'économie mondiale.

Rio Tinto, géant anglo-australien des matières premières,
supprime ainsi 14.000 emplois. Sony annonce pour sa part 16.000 emplois supprimés tandis qu'Electronic Arts, numéro 2 mondial du jeu vidéo, supprime plus de 4.000 emplois malgré un secteur en croissance.

 

Après le crash financier, il y a bien un fort coup de frein à l'échelle internationale puisque la Chine vient de "conseiller" à ses compagnies aériennes de réduire la voilure en gelant les commandes auprès de Boeing et d'Airbus. Les économies émergentes très liées au pétrole vont elles aussi devoir se serrer la ceinture vu la baisse du baril qui a chuté sous la barre des 50$ utilisée par bien des Etats dans leurs budgets.

La
tendance de 2007 en termes de faillites pourrait donc bien se confirmer sur 2008 car les grands groupes ont un fort impact économique également en raison de l'environnement de sous-traitance qu'ils impactent.

Source désir d'entreprendre
Par rose-rouge - Publié dans : Economie - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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