«Le socialisme est une morale», Jean Jaures
Lundi 7 mai 2007 1 07 /05 /2007 09:29
Voilà, les Français ont élus N.Sarkozy,le candidat de la droite la plus dure, malgré les attaques programmées sur le droit du travail, les bas salaires, les retraites et les libertés individuelles.
Malgré l'absence de vision sur la révolution écologique nécessaire.
Pour gagner le candidat UMP, à utilisé le discours du FN, exacerbant le rejet de l'autre.Il a opposé la "France qui travaille" à "celle qui fraude, qui profite des prestations sociales, celle des régimes spéciaux de retraites, celle des fonctionnaires". Il a utilisé les moyens de ses amis du grand capital, les moyens de l’état, les médias..
Nous, après des mois de batailles internes, la désignation venue, nous avons tractés, argumentés, participés à de multiples réunions, nous nous sommes déployés sur le net, en un mot nous avons milités pour Ségolène Royal, à l'heure ou certains, voudraient, nous entraîner, l'un vers le centre, l'autre vers la gauche, nous voulons, nous, continuer de participer, à la nécessaire rénovation de la gauche, avec Ségolène Royal.
 
Par Jacqueline et Lionel - Publié dans : politique
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Samedi 5 mai 2007 6 05 /05 /2007 08:09
Greenpeace conteste un article sur l'EPR finlandais paru dans Le Monde à deux jours de l'élection présidentielle
paris, France — Le 04/05/07 - L’organisation de défense de l’environnement Greenpeace tient à exprimer sa consternation à la lecture de l’article « Areva joue sa crédibilité sur le réacteur finlandais », paru dans Le Monde daté du 5 mai, soit deux jours après le débat présidentiel entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, et moins de 48 heures avant le second tour de l’élection.
Le reportage de Jean-Michel Bezat, spécialement envoyé en Finlande, montre qu’il est décidément bien difficile de débattre du nucléaire en France. A l’heure où un sujet aussi controversé émerge enfin dans les débats publics, à l’heure où des positions divergentes s’expriment enfin au plus haut niveau, il est désolant de voir des médias dits de référence tenter de refermer ce débat.

Greenpeace tient à rappeler qu’avant d’alimenter « les critiques des mouvements écologistes sur les "dangers" de ce réacteur de forte puissance » comme l’écrit le journaliste, les retards et dépassements budgétaires, qui plombent la construction de l’EPR finlandais, prouvent les difficultés inhérentes à ce projet.

Que penser d’un industriel qui décroche un marché en promettant une livraison de la centrale dans un délai en réalité « intenable » comme le reconnaît Jean-Michel Bezat ? Que signifie l’attribution implicite du retard à l’autorité de sûreté nucléaire finlandaise, qui a l’idée saugrenue de tout vérifier « dans le moindre détail » précise le journaliste ? Dans Le Monde, daté du 19 décembre 2006, Jean-Michel Bezat qualifiait de «»revers » le retard du chantier. Pourquoi aujourd’hui traiter avec autant de légèreté les quelque 700 non-conformités ou violations des spécifications de qualité et de sûreté, qui ont été détectées sans être correctement prises en charge par le système de contrôle qualité ?

Au total, Jean-Michel Bezat sera intervenu par deux fois au moins dans la campagne présidentielle. Une première fois en février, pour discréditer la position de Ségolène Royal sur l’EPR. Le 21 février, en visite à Cherbourg, la candidate socialiste annonçait qu’elle souhaitait revenir sur ce projet et ouvrir un débat public. Dans un article paru le 23 février et sobrement intitulé « Le PS reconnaît l’intérêt industriel et écologique d’une relance du nucléaire », Jean-Michel Bezat a délibérément ignoré cette déclaration pour reprendre les propos contraires, tenus quelques jours plus tôt, par son porte-parole Arnaud Montebourg, par ailleurs élu de la région Bourgogne où est installée l’usine Framatome. Une deuxième fois, deux jours avant le second tour de l’élection, pour reprendre sans recul la communication officielle d’Areva et valoriser de manière non équivoque les arguments de Nicolas Sarkozy.

Greenpeace ne peut imaginer que Le Monde se satisfasse de ce type de travail journalistique, plus proche de la tribune politique que de l’investigation. Les chargés de campagne Energie de Greenpeace se tiennent à la disposition des journalistes du Monde pour répondre à toutes leurs questions.

Pour en savoir plus sur les difficultés rencontrées sur le chantier de l'EPR en Finlande, lire :
La Finlande, l'autre pays de l'EPR
Par rose-rouge - Publié dans : écologie
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Mercredi 2 mai 2007 3 02 /05 /2007 13:28

Sarkozy-Dassault-Bouygues-Lagardere-3.jpg Avec Sarkozy, le candidat des milliardaires du Cac 40, l'ami des Bouygues, Dassault, Lagardère

Par lionel - Publié dans : politique
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Mercredi 2 mai 2007 3 02 /05 /2007 06:32
"Oui par le suffrage universel, par la souveraineté nationale, qui trouve son expression définitive et logique dans la République, vous avez fait de tous les citoyens, y compris les salariés une assemblée de rois. C'est d'eux, c'est de leur volonté souveraine qu'émanent les lois et le gouvernement : ils révoquent, ils changent leurs mandataires, les législateurs et les ministres ; mais au moment même où le salarié est souverain dans l'ordre politique, il est dans l'ordre économique, réduit à une sorte de servage.
Oui ! Au moment où il peut chasser les ministres du pouvoir, il est, lui, sans garantie aucune et sans lendemain, chassé de l'atelier. Son travail n'est plus qu'une marchandise que les détenteurs du capital acceptent ou refusent à leur gré.
Il est la proie de tous les hasards de toutes les servitudes et à tout moment ce roi de l'ordre politique peut être jeté dans la rue.
Et c'est parce que le socialisme apparaît comme seul capable de résoudre cette contradiction fondamentale de la société présente, c'est parce que le socialisme proclame que la République politique doit aboutir à la République sociale, c'est parce qu'il veut que la République soit affirmée dans l'atelier comme elle est affirmée ici, c'est parce qu'il veut que la nation soit souveraine dans l'ordre économique pour briser les privilèges du capitalisme oisif, comme elle est souveraine dans l'ordre politique, c?est pour cela que le socialisme sort du mouvement républicain.
Et puis, vous avez fait des lois d'instruction. Dès lors, comment voulez-vous qu'à l'émancipation politique ne vienne pas s'ajouter, pour les, travailleurs, l'émancipation sociale. Quand vous avez décrété et préparé vous-mêmes leur émancipation intellectuelle ? Car vous n'avez pas voulu seulement que l'instruction fût universelle et obligatoire ; vous avez voulu aussi qu'elle fût laïque, et vous avez bien fait".
Tiré du discours du 21 novembre 1893 Jean JAURES
 

 

Par lionel - Publié dans : politique
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Lundi 30 avril 2007 1 30 /04 /2007 13:41
Pensez-vous que le débat avec François Bayrou a été bénéfique pour vous ?
C'est la démocratie qui en a tiré un bénéfice. C'est un évènement inédit dans l'histoire politique française qu'un candidat placé au second tour de l'élection présidentielle propose un débat avec un candidat qui n'a pas été retenu au premier tour. J'ai pris cette initiative parce que cela correspond à l'idée que je me fais de la politique. C'est cohérent avec ce que je suis, ma façon différente de faire de la politique, le constat que j'avais fait de la crise démocratique, le score de François Bayrou, les messages qu'ont envoyés ses électeurs. J'ai retenu du premier tour une confirmation de ce que j'ai entendu dans les débats participatifs : les Français ont envie que la vie politique se rénove en profondeur et que l'on puisse dépasser les antagonismes bloc contre bloc.
Le débat l'a montré. Une douzaine de fois, François Bayrou a manifesté son accord avec ce que je disais. Sans renoncer à la confrontation principale entre la droite et la gauche, il y a quelque chose à inventer, j'ai senti que le moment était venu. La politique a un besoin profond de rénovation. J'ai donné un contenu et une preuve à cette rénovation.
Avant le premier tour, vous aviez une autre attitude. Comment expliquez-vous ce changement vis-à-vis du parti centriste ?
C'est vrai, je l'ai dit : l'UDF a toujours gouverné avec la droite. Et, dans les collectivités territoriales, l'UDF ne vote jamais les budgets des régions, des départements ou des mairies de gauche, même s'ils sont bons. Le scrutin majoritaire à deux tours favorise la confrontation bloc contre bloc. C'est pourquoi il y aura une part de proportionnelle dans la réforme des institutions. François Bayrou, qui l'a vu de près, a fait un constat sur l'Etat UMP, sur le bilan et sur les dérives idéologiques et langagières de Nicolas Sarkozy. La création d'un ministère de l'immigration et de l'identité nationale, la théorie génétique pour les pédophiles, la façon dont sa campagne s'est brutalisée ont heurté une partie de l'électorat centriste.
La communauté de valeurs va du PS à l'UDF ?
Je ne parle pas de recomposition politique ou d'appareils politiques. Je ne me pose pas, pour l'instant, la question des coalitions. Si nous sommes dans des affrontements permanents 50-50, la France ne peut pas s'en sortir, se remettre en mouvement. Sur certains thèmes fondamentaux, je réussirai à sortir de cet affrontement bloc contre bloc, quel que soit le choix définitif de l'UDF en tant que parti.
Sur la réforme des institutions, l'Etat impartial, nous avons une vision commune. Je ne veux plus que l'Etat soit maîtrisé par un seul parti, par un seul clan, ce n'est pas la République. Je suis la seule à avoir une vision de la réforme institutionnelle complète. Ce n'est pas le cas du côté de la droite. Elu avec 82% des voix, Jacques Chirac avait l'occasion exceptionnelle de déverrouiller la vie politique française. Il ne l'a pas fait, tous les pouvoirs sont restés concentrés. Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy est toujours président de l'UMP. Ce qui est contraire à l'esprit des institutions.
Quels signaux allez-vous envoyer à la gauche inquiète de votre évolution vers le centre ?

La gauche n'est pas inquiète car je rassemble sur la base du pacte présidentiel. Les valeurs et les idées de ceux qui m'ont soutenue ne sont pas oubliées. Je les ai tous reçus ou contactés car je veux que leur idéal et leurs bonnes idées rejoignent le pacte. Compte tenu de la situation dans laquelle la France se trouve, il faut absolument lui éviter cinq années de droite dure.
Quant au vote autour de François Bayrou, il est assez varié et toutes les motivations sont d'ailleurs respectables. J'ai pris acte de cette réalité-là sans la mépriser et j'ai pris l'initiative de sortir des schémas traditionnels. Par ailleurs, j'en ai assez de ce procès permanent où lorsque l'on se parle ou l'on dialogue, on est déjà suspect. Il est temps de passer à l'âge adulte de notre démocratie.
Arlette Laguiller se détermine pour la première fois pour le candidat socialiste depuis 1981. Que lui dites-vous ?

La question de la protection de la dignité des travailleurs est centrale. C'est un beau combat qui a le mérite d'être désintéressé. Elle est populaire et estimée. J'ai cité son nom en meeting et elle a été acclamée. Les personnalités qui sont cohérentes, qui ont un idéal principal et ne lâchent pas, sont très attachantes. Je ne la voyais pas pour lui demander quoi que ce soit. Juste pour le plaisir de la rencontrer, de la remercier.  Je veux une France rassemblée et pas les Français dressés les uns contre les autres. Je veux être présidente d'une France apaisée et énergique.
Vous aviez été en concurrence avec Dominique Strauss-Kahn. Il a été très absent dans votre campagne du premier tour, et puis là il est très présent. La photo de votre déjeuner en tête à tête, c'est celle de Mitterrand-Rocard en 1988 ?
Dominique est présent à mes côtés à sa demande et je m'en félicite. C'est un homme talentueux et imaginatif. Il pourrait être un très bon premier ministre, si tel est mon choix.
Il n'y a pas de rapprochement de ligne entre M. Strauss-Kahn et vous aujourd'hui ?
La seule ligne aujourd'hui, c'est le pacte présidentiel. Ma volonté, c'est de rassembler tous les talents autour de ce pacte. Je suis dans une démarche de sincérité et de fidélité à mes engagements, dans le respect des personnalités différentes, de leurs bonnes idées. Par exemple, j'ai confié une mission à José Bové sur la mondialisation et la souveraineté alimentaire.
Quand vous parlez du "bout de chemin" que vous allez faire ensemble avec François Bayrou, ce chemin va jusqu'où ? Jusqu'au second tour, au-delà des législatives?
Il faut respecter les étapes. Maintenant, c'est à François Bayrou de se définir. Il a dit qu'il attendait le débat mercredi pour se déterminer. Et s'il vient sur la majorité présidentielle, il fera partie de la majorité présidentielle. Comme toutes les autres forces politiques qui ont appelé à voter pour moi.
Pourriez-vous prendre François Bayrou comme premier ministre ?
Je l'ai déjà dit : par définition, je ne m'interdis rien.
Sur les retraites, les 35 heures, comment pouvez-vous concilier votre vision et celle des électeurs de François Bayrou ?
Le travail d'explication doit continuer. Je pars avec des préjugés très lourds, sous prétexte que les socialistes sont incompétents en économie et préfèrent le social. De plus, comme je suis une femme, par définition, il y a un préjugé d'incompétence, même si j'ai le soutien de toute la nouvelle école des économistes qui comptent en France et sur la scène internationale. Mon pacte réconcilie l'efficacité économique et le progrès social. C'est une vision neuve, qui suscite aussi l'intérêt des organisations syndicales de salariés que j'ai reçues. J'appelle donc les électeurs à regarder ce qu'il y a dans le pacte présidentiel que j'ai construit après une importante phase d'écoute.
Lors du débat, nous avons d'ailleurs levé des ambiguïtés, puisque François Bayrou voyait dans mon programme une étatisation de l'économie. C'est tout sauf ça. L'économie de marché est une réalité incontournable. Mais je crois qu'elle a besoin d'une régulation pour éviter ses désordres. Et les entreprises y ont tout intérêt. Elles sont d'ailleurs les premières à se tourner vers l'Etat quand elles sont en difficulté. C'est l'Etat qui définit la politique fiscale. Mais les partenaires sociaux définissent la politique sociale. L'Etat a reculé pendant cinq ans sur l'investissement dans la recherche et l'innovation, c'est très grave, il va falloir au contraire en faire une priorité. Les pouvoirs publics, en redistribuant l'argent public, ont un rôle très important dans le développement économique. En même temps, je supprimerai les aides aux entreprises qui n'en ont pas besoin, pour les concentrer sur les PME qui innovent. Je souhaite débureaucratiser l'intervention de l'Etat et la cibler sur les vrais besoins.
Pensez-vous qu'il faut réduire la dépense publique ou pas ?
Oui, il faut lutter contre les gaspillages et les doubles emplois et rendre la dépense publique plus efficace. Il faut relancer la croissance et diminuer le chômage. D'abord par la confiance. J'ai un discours très moderne vis-à-vis des entreprises. Je leur dis même : faites du profit, gagnez de l'argent, à condition qu'il soit honnêtement gagné et équitablement distribué. Avancez, prenez des risques. Mais il faudra que les banques aident davantage les PME. Les entreprises manquent d'épargne. Aujourd'hui, la rente est avantagée par rapport à la rémunération du travail, y compris dans les différentes propositions faites par Nicolas Sarkozy. Je propose, au contraire, de moduler l'impôt sur les sociétés en fonction de l'utilisation des bénéfices. Tout ce qui sera réinvesti dans l'entreprise bénéficiera d'allégements fiscaux. Je veux un pacte de croissance avec les PME, le Small Business Act.
Les organisations syndicales de salariés seront encouragées au compromis que je propose sur la base d'un dialogue social rénové. Du côté du Medef, c'est plus compliqué, parce que le Medef est un agglomérat de grandes banques, d'entreprises du CAC 40 et de PME qui n'ont pas toutes le même intérêt. Mais, là aussi, les choses bougent et je sais que beaucoup de patrons veulent sortir du manichéisme social. Je le vois par exemple avec les prises de position du Centre des jeunes dirigeants.
Sur les 35 heures, vous aviez porté une critique et maintenant vous dites qu'il faut les généraliser. Ce n'est pas une contradiction ?
Non. La deuxième loi sur les 35 heures était trop uniforme. Mais la diminution du temps de travail reste un objectif. En revanche, la façon dont on y parvient devra à nouveau être mise sur la table entre partenaires sociaux. Ce qui a manqué, dans l'application de la loi, c'est l'accompagnement humain. C'est aussi le faible poids des syndicats qui a permis dans certaines entreprises une application des 35 heures qui a dégradé les conditions de travail.
Allez-vous renationaliser GDF, comme le revendique la gauche ?
Ce ne sont pas des mesures de droite ou de gauche. Les enjeux ont changé. Quand on voit les problèmes énergétiques que la France et l'Europe vont devoir gérer dans les années qui viennent, les enjeux financiers considérables, cela mérite quand même un débat public. Nous avons besoin d'un grand pôle public de l'énergie.
Sur les retraites, remettez-vous en cause le principe de 42 ans de cotisation pour le salarié moyen à terme ?
La question des retraites sera totalement remise à plat. Sur la question de la durée de cotisation, il faudra prendre en compte la pénibilité et regarder de très près la question des retraites des femmes. Il y aura une discussion avec les partenaires sociaux. On ne pourra pas déconnecter la question des retraites de celle de la réussite de la lutte contre le chômage, car des emplois en plus ce sont des cotisations en plus. Il faut éviter de brutaliser la question des retraites en l'abordant comme le fait la droite et s'orienter vers des systèmes de retraite à la carte, plus souples. Il n'y aura pas de retraite couperet. En même temps, il faut garantir à ceux qui ont travaillé le plus durement d'accéder à une qualité de vie suffisante.
Faut-il modifier les règles de présentation des candidats aux élections professionnelles ?
Cette question sera traitée dans le débat sur les règles de représentativité qui seront revues. Sans brutaliser du jour au lendemain le paysage syndical. Les organisations syndicales y sont prêtes, si l'on réussit le syndicalisme de masse, soit avec un crédit d'impôt, soit avec un chèque syndical, c'est-à-dire une incitation à adhérer à une organisation syndicale. Lorsque l'on a interrogé les salariés sur la raison pour laquelle ils n'adhéraient pas à une organisation syndicale, ils ont répondu : la peur. Est-il normal que dans la France de 2007 un droit constitutionnel fasse encore peur? Non, car un pays moderne a besoin d'un bon dialogue social.
Vous parlez de la dette, mais vous n'avez pas chiffré la manière de desserrer cet étau.
La marge de man?uvre passe par la réforme de l'Etat et la clarification des compétences des collectivités territoriales. Quand j'ai interrogé José Luis Zapatero ou Romano Prodi sur la manière dont ils avaient réduit la dette de leur pays, ils m'ont répondu que c'est par une meilleure répartition des responsabilités, des compétences pour éviter des doublons, des chevauchements de financement, qu'ils y sont parvenus.
Ensuite, on peut rendre plus efficace le service public. Plutôt que de dire comme Nicolas Sarkozy que l'on va supprimer un fonctionnaire sur deux ? ce qui, à mon avis, n'est pas très responsable et d'ailleurs il ne l'a pas fait quand il était ministre des finances ?, on peut améliorer l'efficacité du service public. Enfin, la baisse de la dette passe évidemment par la relance de la croissance. Je crois beaucoup au levier écologique. La France a pris du retard. Or les experts estiment que de un à deux millions d'emplois peuvent être créés dans ce domaine. En Espagne et en Allemagne, j'ai été surprise de voir le nombre d'emplois créés grâce à ce secteur.
Si vous êtes élue, c'est vous qui mènerez la campagne des législatives ?
Mon rôle, c'est de réunir une majorité présidentielle.
Ou bien est-ce le chef du gouvernement ou le chef du parti qui mènera cette campagne ?
Nous n'en sommes pas là. Ce qui intéresse aujourd'hui les Français, c'est le second tour de l'élection présidentielle.
Si François Bayrou prend l'option d'entrer dans la majorité présidentielle, y aura-t-il des accords, des désistements entre le PS et son parti, comme il y en avait autrefois et aujourd'hui encore entre le PS et le Parti communiste ?
Si une majorité présidentielle se constitue, ainsi qu'un gouvernement, il faudra un accord entre organisations pour constituer une majorité parlementaire, capable de mettre en ?uvre le pacte présidentiel.
Avez-vous le sentiment que le PS y est prêt ?
C'est la dynamique politique qui va le définir. Là, je construis une majorité présidentielle dans la cohérence, la clarté, le respect des partenariats et les valeurs du progrès économique, social et écologique.
Vous n'êtes pas comme Nicolas Sarkozy, qui dit que tous les députés UDF qui l'auront rejoint avant le 6 mai auront l'investiture de sa majorité présidentielle.
Je laisse à d'autres ces débauchages et ces pressions. La bataille principale, elle est pour la France neuve et donc contre la droite dure, avec le bilan désastreux que le candidat sortant refuse d'assumer. C'est l'homme du passé et du passif. Il s'en prend à Mai 68 dans son discours de Bercy en oubliant que les ouvriers, qu'il découvre, ont obtenu les accords de Grenelle. Moi, je veux prendre le meilleur de chaque époque pour inventer la France de demain.
Et, demain, vous prendrez le PS ?
Ce n'est pas compatible avec la fonction de chef de l'Etat.

 

Par lionel - Publié dans : actualités
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Dimanche 29 avril 2007 7 29 /04 /2007 22:40
 
Par Mehdi OURAOUI
QUOTIDIEN LIBERATION : vendredi 27 avril 2007
Mehdi Ouraoui universitaire.
Dernier ouvrage paru : les Grands Discours socialistes français du XXe siècle. Préface de François Hollande (éditions Complexe). Le blog de Mehdi Ouraoui : http://desmotsetdebats.blogs.liberation.fr
 
 
Pendant la campagne, Nicolas Sarkozy s'est souvent posé en héritier de Jean Jaurès et de la gauche de jadis. Lorsqu'il invoque, à des fins partisanes, les mânes des hommes illustres de la République, Nicolas Sarkozy profane notre panthéon commun. En particulier, la captation de l'héritage de la gauche par le candidat UMP ne procède d'aucune volonté de rassembler les Français, mais d'une stratégie électorale fondée sur la confusion des repères politiques et d'une attaque virulente contre la «gauche d'aujourd'hui». Il y a cinq ans déjà, le 11 avril 2002, dans les colonnes du Monde, Nicolas Sarkozy et Henri Guaino prétendaient donner des leçons de socialisme à Lionel Jospin : «Laissez dormir la gauche de Jaurès et de Léon Blum, vous qui n'avez rien de commun avec elle et qui n'êtes que l'héritier d'une gauche dont le principe est le cynisme et non la générosité.» 
L'apostrophe surprend, d'autant que, pour sa part, le candidat de la droite a choisi d'ignorer l'héritage historique de sa famille politique. Aux Guizot, Thiers, Barrès et Pompidou ­ ascendance peu enviable ­, il préfère les figures tutélaires de la gauche : Jaurès, Blum, Mendès France, Mitterrand. Il ne s'agit pas d'une approche pacifiée de l'histoire de France. Le Comité de vigilance face aux usages publics de l'histoire ­ en particulier Gérard Noiriel ­ a montré l'intérêt stratégique qu'il y avait pour Nicolas Sarkozy à se forger une image consensuelle en s'appropriant les figures incontestées de l'histoire républicaine. En convoquant plus particulièrement les mythes de la gauche, tout en prônant une politique résolument ancrée à droite, Nicolas Sarkozy tente de conquérir des suffrages au-delà de son seul camp.
Surtout, le confusionnisme historique est une arme puissante, et la droite et l'extrême droite françaises se saisissent de plus en plus souvent des traditions politiques de leurs adversaires. Le procédé n'est pas l'apanage de Nicolas Sarkozy : Jean-Marie Le Pen se rend en pèlerinage républicain à Valmy et cite Aimé Césaire, François Bayrou se réclame de Pierre Mendès France davantage que de Valéry Giscard d'Estaing. Au-delà des considérations électorales, il faut y déceler à la fois un symptôme et un facteur de la crise identitaire que traverse notre pays. Dans le discours de Nicolas Sarkozy, la confusion des mémoires et des identités politiques est générale : la droite et la gauche seraient semblables, elles n'auraient ni histoire ni bilan, ou plutôt elles auraient les mêmes. Les slogans simplificateurs et la communication émotionnelle viennent effacer les lignes, rendre illisibles les clivages. Et pourtant, que se réclame-t-il de Jaurès, défenseur des mineurs grévistes de Carmaux, l'homme de droite qui veut revenir sur toutes les conquêtes sociales du monde du travail. Que se réclame-t-il de Blum, inventeur des 40 heures et des congés payés, l'homme de droite qui propose pour seul horizon de «travailler plus pour gagner plus». Que se réclame-t-il de Guy Môquet, adolescent assassiné, l'homme de droite qui stigmatise et criminalise la jeunesse des banlieues et du CPE, qui la frappe au lieu de l'entendre. Que se réclame-t-il de Mendès France, artisan de la décolonisation, l'homme de droite qui fustige la «repentance française» et dont le groupe parlementaire inscrit dans la loi les «aspects positifs de la présence française outre-mer». Que se réclame-t-il de Mitterrand, révolutionnaire d'Epinay et de Cancún, l'homme de droite qui ne croit qu'aux vertus de la mondialisation libérale. L'oeuvre et la mémoire de ces grands hommes méritent d'être respectées. L'insincérité de Nicolas Sarkozy doit être dévoilée, non par «communautarisme historique», mais à l'inverse pour préserver le patrimoine commun de tous les Français.
Mais, jusque dans sa propre famille de pensée, les grandes figures de la droite républicaine le désigneraient-elles comme leur successeur ? Rien n'est moins sûr. Est-il l'héritier de Jules Ferry, pionnier de l'école républicaine, lorsqu'il fustige le «pédagogisme» et «l'école de l'égalitarisme» ? Est-il l'héritier de Georges Mandel, résistant du Massilia, lorsqu'il loue les qualités du post-fasciste Gianfranco Fini ? Est-il l'héritier de Michel Debré, fondateur de la Ve République, lorsque, pendant cinq ans, il affronte le chef de l'Etat dans des guerres picrocholines ? Est-il l'héritier du général de Gaulle, qui en 1966 défiait le géant américain aux portes du Vietnam, lorsqu'il va sur la pointe des pieds à Washington critiquer «l'arrogance» de la diplomatie française ? Nicolas Sarkozy, atlantiste, communautariste et libéral, incarne une nouvelle droite, agressive et décomplexée, en rupture avec l'héritage historique de notre pays. A Nicolas Sarkozy, on pourrait répondre aussi : laissez dormir la gauche de Jaurès et de Léon Blum
 
Par lionel - Publié dans : politique
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Samedi 28 avril 2007 6 28 /04 /2007 08:15

Sarkozy se plaint d’être diabolisé ? En vérité, il ne l’est pas assez !
vendredi 27 avril 2007 par Gérard Filoche

Sarkozy se complaît à jouer à fond dans le vieux registre de le Pen : le voilà qui se prétend « diabolisé » et qui affirme « je ne suis pas candidat pour plaire à un petit milieu parisien, entre le boulevard St Germain et l’Assemblée nationale. Ce ne sont pas la presse, les sondages, les élites qui m’auront choisi, mais les Français »(sic).

Diabolisé ? Mais vu son programme et vu ce qu’il est, il ne l’est pas assez !

Son programme est tellement anti social que c’est vrai, des électeurs, des salariés, même des syndiqués, des militants de gauche n’arrivent pas à y croire, ne mesurent pas l’ampleur de la menace, certains parlent encore de s’abstenir !

C’est vrai, Sarkozy n’aurait jamais dû obtenir 31% tout comme Le Pen n’aurait jamais du avoir 18% en 2002...

L’UMP en s’alignant sur Le Pen, sur Bush, Thatcher, Berlusconi ne devrait pas, non plus, avoir une majorité dans la France qui s’est battue contre l’ultra-libéralisme depuis nov-déc 95, fév-juin 2003, a voté à gauche en 2004 et 2005, a gagné contre le Cpe en 2006 !

Sarkozy était « pour » le CPE, il a voté, lui et les siens, « pour », jusqu’au bout, il a même, un temps, prétendu que c’était « son » idée et pas celle de Villepin... Sarkozy est pour le “CNE”, pour vous licencier « sans motif », faire perdre ainsi toute dignité aux salariés...

Sarkzoy en rajoute : Je ferai une de mes premières lois contre le droit de grève ». Il précise : « Mr Thibault est contre ? Il n’a qu’à se présenter à la présidence de la République ! ». Le « chef de la CGT des cheminots est contre » ? Hé bien si je suis élu, c’est moi qui décide. Recherche de l’affrontement direct. « Parce que je ne suis pas de gauche, je serai illégitime ? il y aurait donc la candidate de l’apaisement et le candidat de l’affrontement ? Cela s’appelle un procès d’intention. » Il ne nie pas : il cherchera l’affrontement et il a l’intention de le gagner !

J’ai (GF) personnellement fait 32 meetings en soutenant Ségolène Royal et j’ai parlé de janvier à avril 2007, devant des salles acquises (près de 6000 personnes au total, souvent très militantes). Mais je ressentais un malaise intime quand je parlais, par exemple, de la mise à mort du Code du travail, de la promulgation du « nouveau » code du travail le 7 mars 2007 (applicable en septembre... si Sarkozy gagne ) : beaucoup, parmi les participants étaient non informés, et quand je les informais, ils étaient incrédules !

Et quand ils comprenaient la gravité de l’information, ils pensaient, je le sentais, dans leur for intérieur : « - Bon, c’est grave, mais même si Sarkozy était élu, il n’y arrivera pas, on l’en empêchera ».

Quelque part, il y a encore des secteurs de la gauche et de l’extrême gauche qui « banalisent » l’arrivée possible de Sarkozy au pouvoir ( et tant d’américains ont banalisé l’arrivé de Bush !)

Que personne ne soit en confort ! Personne ne pourra se vanter de s’être abstenu, de n’avoir pas été averti.

Cette élection n’est pas « ordinaire ». Ce candidat n’est pas ordinaire : il vous dit d’avance qu’il va tuer vos droits sociaux ! Lui, il ne vous dit même pas qu’il va réduire la “fracture sociale”, mais qu’il va l’aggraver !

Il y en a qui qui parlent même de façon routinière, sans savoir, sans s’inquiéter, d’un « troisième tour social »(sic). D’autres rêvassent sur le résultat des législatives des 10 et 17 juin : mais ils épouseront les résultats du 6 mai...

Certains ne mesurent pas qu’un « caudillo » comme Sarkozy est remonté comme une pendule et qu’il veut, lui, un “troisième tour social”, et le gagner : « Je serais la droite décomplexée annonce t il, et, à la différence de la droite d’avant, je ferai ce que j’ai annoncé, je tiendrai parole » a t il développé sur TF1 de façon insolente jeudi 26 avril au soir. Thatcher avait fait comme cela contre les mineurs, et Reagan contre les aiguilleurs du ciel...

Certains disent « - Ah ! mais il a obtenu 31 % des voix, donc des voix d’un public populaire ». Sous-entendu : « - On est foutus », se disent des militants accablés qui baissent les bras d’avance, (devant ce peuple de « c... » - sic ) ils font circuler leur propre démoralisation, parce qu’il ne sont pas trempés ou n’ont pas été assez alertés pour affronter un tel choix historique.

Mais comme pour nombre d’électeurs de Le Pen, ce public populaire de 31 % ne connaît pas le programme réel de Sarkozy, et s’ils le connaissaient, le comprenaient, ils ne voteraient naturellement pas pour lui.

On doit donc expliquer jour après jour, ( J - 9) partout de quoi il s’agit et ne pas partir battus... car on est dans un mouchoir de poche et on PEUT encore gagner avec Ségolène Royal le 6 mai

Les Français ne sont pas des « cons », pas des « veaux », « des cocufiés qui en redemandent » dixit Le Pen à leur propos, pas des pessimistes, ils cherchent l’ordre, une solution, une issue à leurs misères et comme ceux qui suivaient hier Le Pen, ils marchent sans le lire dans le texte, sur la démagogie, les mensonges de Sarkozy (et, bien sur, parce qu’en face, la gauche n’a pas été jusque là assez attractive ! ).

Alors, il y en a, à gauche, pour dire, « c’est la faute de la gauche » (du PS...). Et pour « punir la gauche » (sic) (toujours le PS...) , ils disent parfois, (trop) : « Je m’abstiens ! ». Sans mesurer la portée politique d’une telle abstention dont ils seront eux, demain, les principales victimes ! « Ne me culpabilisez pas », disent-ils parfois, c’est la faute de la gauche ( du PS...) si je ne vote pas...

Mais SI, il faut les culpabiliser, car leur vote n’est de la faute de personne, sinon d’eux-mêmes.

Il faut qu’ils voient, avant qu’il ne soit trop tard, qu’ils laisseraient investir un Bush qui leur annonce clairement tout ce qu’il va faire contre eux ! « Vous exagérez sur ce qu’est Sarkozy » : mais non, nous n’exagérons pas, on est en deçà, on sonne le tocsin avant qu’il ne soit trop tard (Lisez !).

La grande presse cynique des Bouygues, Dassault, Lagardére, Dassault a réussi à « vendre » à 31% de Français du vrai-faux le Pen de Neuilly (Le Pen est un milliardaire) et à 18,5% d’entre eux du “centriste trompeur” (Bayrou recyclé).

Sans doute parce que la gauche n’a pas assez « attiré » ... mais ce n’est pas une raison pour se flageller, pour ne pas faire notre devoir.

Sans doute à cause du fait que les vrais socialistes sont perçus comme des faux-vrais mais ce n’est plus le sujet à cette heure : c’est NOTRE survie qui est en jeu il faut impérativement renverser le complot qui, diaboliquement, vise, par déception, confusion, actuellement entretenu par les grands médias, à ne pas faire gagner la gauche.

Il faut vouloir ignorer l’histoire du monde et de la mondialisation et de la menace d’impact total qui pèse sur la France (et son histoire, nov-déc 95, 2003, 2005, 2006) pour refuser de faire barrage à Sarkozy !

Le monde entier nous regarde et l’élection de Sarkozy ne serait pas seulement une défaite pour la France !

Toutes les forces de tout ce qu’il y a de progressiste dans ce pays doivent s’arquebouter pour que pas une voix ne manque à Royal (Bayrou n’est pas candidat, Bayrou a dit qu’il n’appellerait pas à voter Royal, il ne sera pas dans la majorité présidentielle... par contre, il faut que ses voix viennent ou reviennent à gauche, contre Sarkozy).

Après, chacun pourra se vanter d’être le premier opposant de la candidate victorieuse, d’être contre toute alliance avec le vrai faux « centre », mais personne ne pourra un jour se vanter en disant “je me suis abstenu”.

Sarkozy essaie maintenant, donc, de se présenter comme victime « pourquoi tant de haine contre moi ? » répète t il des dizaines de fois dans ses meetings.

Incroyable ! Il est le pur produit des 16 000 familles de la tranche supérieure de l’ISF (impôt sur les grandes fortunes). Il est le pur produit du Cac 40, de Neuilly, et il arrive à se vanter du vote de 31% des Français.

Sarkozy arrive t’il à se présenter comme un homme « qui ne négocie pas », qui ne cherche pas, lui, d’alliés au centre, qui va droit au but en s’adressant aux Français ? C’est encore le registre classique de Le Pen.

Mais Sarkozy est, en fait, aux abois, et négocie avec tous les fonds de tiroir, avec Tapie ou Besson, De Robien, Borloo, avec de Villiers ou les 15 députés Udf qui se sont ralliés à lui...

Et Sarkozy n’est pas assez diabolisé pour ce qu’il défend : plus pratiquement encore que Le Pen, car lui il aura les moyens du pouvoir, il défie frontalement les cheminots, ceux, selon lui, qui n’ont plus droit à la retraite après 37,5 annuités, avec un aplomb, une morgue inouïe sur TF1 jeudi soir. Pourtant la moyenne des Français, sans forcément le savoir, ne travaille pas plus de 37,5 annuités : et Sarkozy leur dit donc qu’il va leur voler leur droit à la retraite, la porter à 41, 42 annuités (inatteignables !) après avoir ratiboisé les « régimes spéciaux »...

Le candidat de Neuilly, de Bouygues Lagardére, celui qui annonce la guerre sociale au profit du Medef et qui larmoie comme une victime, se plaignant d’être « diabolisé » on aura tout vu... Comme on dit dans la chanson « les loups sont dans la plaine » , ils sont là, ils nous assiégent, « En garde » debout !

Gérard Filoche, vendredi 27 avril 07, J -9
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Mercredi 25 avril 2007 3 25 /04 /2007 13:40

10 bonnes raisons de voter Ségolène Royal
mercredi 25 avril 2007 par Pierre Ruscassie
 
Nous avons gagné la première bataille, avec Ségolène Royal, nous allons gagner la deuxième !

Ségolène Royal a effacé le 21 avril, elle est la candidate du renouveau et de l’unité de la gauche.

À l’issue de ce premier tour, le combat que nous engageons est compréhensible par tous : la gauche se rassemble pour battre une droite plus extrémiste et cynique que jamais. Ségolène Royal contre Nicolas Sarkozy, c’est la gauche contre la droite. Nicolas Sarkozy est le candidat sortant, responsable d’une politique de destruction de tous les acquis sociaux conquis au cours du XXe siècle, c’est la continuité de Raffarin et Villepin en pire, c’est celui qui banalise les idées lepénistes.

Ce premier tour résulte d’une double aspiration des électeurs de gauche : celle d’assurer la présence de la gauche au second tour et celle d’assurer la défaite de Sarkozy au second tour. Pour répondre à deux exigences à la fois, les électeurs de gauche ont en majorité, donné la deuxième place à Ségolène Royal : alors qu’en 2002 beaucoup de socialistes avaient voté pour les candidats de la gauche de la gauche, cette fois-ci beaucoup d’électeurs de la gauche de la gauche ont voté socialiste. Toutefois, certains électeurs de gauche ont voté pour Bayrou au nom du vote « utile » pour être sûrs que Sarkozy soit battu au second tour : 8 points des 18 % obtenus par Bayrou sont ainsi motivés, c’est le résultat de l’intox réalisée par les sondeurs sur le second tour. Les votes pour Bayrou et pour Le Pen vont ainsi se partager entre Sarkozy, Ségolène et le vote blanc, il se peut donc que le nombre de votes blancs ou nuls et d’abstentions soit, le 6 mai, plus important que les 17 % des inscrits qu’ils ont totalisés ce 22 avril.

Nous engageons la bataille du second tour avec 5 points d’avance et 5 années de mobilisations préparatoires

Nous partons de 36 %, Sarkozy part de 31 %... En effet, le report des 10 % obtenus par les candidats de la gauche de la gauche donne à Sarkozy un handicap de 5 points qu’il ne pourra pas remonter avec quelques petits reports provenant de Nihous et de Villiers. Le peuple de gauche est majoritaire en France, mais il nous appartient de le mobiliser et de lui donner le moyen de traduire électoralement ce rapport de forces.

Depuis le 21 Avril, les électeurs de gauche, la majorité des salariés, se saisissent de toutes les occasions pour remettre la droite à sa place, pour effacer l’affront et pour s’opposer à la politique du Medef et du CAC 40, que représente le candidat sortant, Nicolas Sarkozy.

Le 1er Mai 2002 fut, en pleine tempête, le premier signe de cette volonté. Les socialistes participeront massivement aux manifestations du 1er Mai 2007 pour montrer leur détermination de faire gagner la gauche le 6 mai.

En 2003, les salariés se sont mobilisés contre le démantèlement des retraites par répartition décidé par Raffarin et Fillon, plus massivement encore qu’en 1995 contre le plan Juppé.

En 2004 les électeurs ont massivement voté socialiste aux cantonales, régionales et européennes.

En 2005, le peuple de gauche a démontré sa politisation en se passionnant de façon inédite sur l’analyse d’un long et difficile texte de traité pour une constitution européenne.

En 2006, la jeunesse et les salariés se sont mobilisés contre le CPE et le démantèlement du droit du travail, plus massivement même qu’en 2003 et de façon victorieuse.

En 2007, contre les grands médias tenus par Bouygues, Lagardère, Dassault et Rotschild, face à Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal peut et doit l’emporter !

Les 10 bonnes raisons que nous donne Ségolène Royal pour voter pour elle le 6 mai

Relancer la croissance
-  Augmenter de 10 % par an le budget de la recherche et de l’innovation,
-  favoriser l’accès des petites entreprises au crédit et aux marchés publics, concentrer les aides sur les entreprises qui embauchent et investissent

Travailler tous

-  Généraliser les 35 heures, ramener par la loi les 35 h au taux majoré comme il l’était avant la droite créer 500 000 emplois tremplins pour les jeunes, garantir aux jeunes le droit à un emploi ou une formation au delà de 6 mois de chômage, constituer une sécurité sociale professionnelle, faire rembourser les aides reçues par les entreprises qui délocalisent.

Améliorer le pouvoir d’achat
-  Porter le Smic brut à 1500 €, mensualiser et augmenter immédiatement de 5 % les petites retraites et l’allocation adulte handicapé, convoquer
-  dès le mois de juin une conférence nationale de l’Etat et des partenaires sociaux sur les salaires.

Promouvoir l’éducation
-  Organiser des états généraux des enseignants pour améliorer l’Ecole,
-  instaurer la gratuité du soutien scolaire et limiter les effectifs à 17 élèves en CP et CE1 de ZEP, créer un service public de la petite enfance, instaurer l’obligation scolaire dès 3 ans, créer une
-  allocation d’étude pour les jeunes en formation, porter la dépense publique par étudiant au même niveau que dans les pays européens.

Résoudre la crise du logement
-  Construire 120 000 logements sociaux par an, rendre obligatoire le seuil de 20 % de logements sociaux, établir un service public de la caution.

Renforcer le service public de santé
-  Organiser un plan de prévention des maladies graves, augmenter les moyens des médecines du travail et scolaire, assurer les missions de l’Hôpital public sur tout le territoire en garantissant son financement, créer 500 dispensaires, donner aux jeunes le droit à 2 consultations gratuites par an.

Organiser l’excellence environnementale
-  Soutenir les économies d’énergie par la baisse ciblée de la TVA, porter à 20 % la part des énergies renouvelables, financer les transports publics en prélevant sur les superprofits pétroliers, - constituer un pôle public EDF-GDF.

Réduire toutes les formes de violence
-  Reconstituer la police de quartier supprimée par la droite, développer des centres éducatifs renforcés, augmenter les moyens de la justice des mineurs, adopter une loi-cadre contre les violences conjugales.

Construire une VIe République
-  Instaurer le non-cumul des mandats pour les parlementaires, introduire une part de proportionnelle pour les députés, permettre le dépôt d’une proposition de loi par un million de citoyens, fonder la représentativité syndicale sur les élections professionnelles.

Renforcer la place de la France dans le monde et en Europe
-  Soumettre à référendum un traité institutionnel pour une Europe plus protectrice et sociale, établir une politique de co-développement avec les pays du Sud.

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Mardi 24 avril 2007 2 24 /04 /2007 18:39
15 raisons de battre Sarkozy (version courte)
mardi 24 avril 2007 par Jean-Jacques Chavigné, Gérard Filoche
 

Pour lire la version complète 15 raisons de battre Sarkozy

1- Sarkozy c’est la continuité de Chirac, Raffarin, de Villepin, mais en pire

On comprend que Sarkozy évite comme la peste d’à assumer le bilan des gouvernements les plus réactionnaires qu’ait connu notre pays depuis Pétain : les gouvernements Raffarin et de Villepin.

Mais comment pourrait-il faire autrement ? Pendant les cinq dernières années, il n’était ni sur Mars ni dans l’opposition. Il a été le numéro deux de tous ces gouvernements, ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur mais aussi ministre des Finances (du mars 2004 à mai 2005). Il est aussi le président de l’UMP, majoritaire à lui tout seul à l’Assemblée Nationale sans lequel aucune des lois de droite n’aurait pu être votée entre 2002 et 2007.

Non seulement Sarkozy ne veut pas la « rupture » avec ce que fait la Droite depuis cinq ans mais il veut, au contraire, aller encore plus loin dans les attaques contre le salariat.

2- Il veut que les salariés travaillent plus pour gagner moins

La Droite a considérablement freiné l’augmentation du Smic pour 80 % des salariés payés au salaire minimum. Elle a bloqué l’augmentation des salaires dans la fonction publique. Elle a laissé les loyers et les charges locatives augmenter de 30 % en cinq ans. Et contrairement à toutes ses affirmations, elle a obligé les salariés à travailler plus pour gagner moins.

Pour y parvenir, la Droite a voulu obliger les salariés à travailler le lundi de Pentecôte et leur a, de toute façon, volé un jour férié. Pour y parvenir, elle a retiré les astreintes et de nombreux temps de déplacement du temps de travail effectif. Pour y parvenir, elle a fait passer le contingent légal d’heures supplémentaires de 130 à 200 heures.

Et Sarkozy veut aller encore plus loin. Il veut exonérer les heures supplémentaires de cotisations sociales et même d’impôt sur le revenu. La conséquence serait d’affaiblir encore la protection sociale et de rendre les heures supplémentaires moins chères que l’embauche. Le chômage des uns serait alors la contre partie du sur travail des autres !

3- La note serait salée pour les salariés

Sarkozy propose d’instaurer une « TVA sociale ». Une hausse de 5 points de la TVA pour un ménage gagnant, 2 000 euros par mois et dépensant la presque totalité de son salaire mensuel, cela représenterait une hausse du coût de la vie de 100 euros chaque mois.

La privatisation d’EDF-GDF, souhaitée par Sarkozy, aurait, elle aussi, de graves répercussions sur le pouvoir d’achat des salariés. Dans tous les pays où le gaz et l’électricité ont été privatisés, les tarifs ont été multipliés par 2, 3 ou 4. Ce qui est logique puisque les actionnaires privés n’ont qu’une idée en tête : leurs dividendes.

Avec Sarkozy, la santé coûterait de plus en plus cher aux salariés. Sarkozy et l’UMP proposent d’instaurer une franchise annuelle. Cela signifie que chaque année, les 50 ou 100 premiers euros que chacun dépensera pour se soigner. Ne seront pas remboursés.

L’augmentation du tarif des médecins (23 euros), la diminution des soins remboursés feront explosé les tarifs des assurances complémentaires qui doubleraient en quelques années.

4- Il interdirait l’exercice du droit de grève

C’est la séance de clôture de l’université du MEDEF, le 31 août 2006, que Nicolas Sarkozy avait choisi pour déclarer la guerre au droit de grève. Comment s’étonner que Sarkozy ait été reçu par une « standing ovation » des patrons rassemblés à cette université d’été ?

Ce n’est pas un hasard si ses propositions ont pour modèle les mesures prises par Margaret Thatcher à la fin des années 1980. Depuis que ces mesures ont été mises en œuvre, les grèves ont quasiment disparues au Royaume Uni.

Sarkozy sait pertinemment qu’il ne pourra imposer son programme (celui du MEDEF) au salariat qu’en l’empêchant de se défendre. La volonté du candidat de l’UMP d’interdire l’exercice du droit de grève est donc aussi un aveu : celui du caractère extrêmement violent de l’offensive qu’il prépare contre le salariat. Aucun salarié conscient de ses intérêts ne devrait lui apporter sa voix.

5- Il réécrirait le « Code du travail »

Le 7 mars dernier, le Conseil des ministres a osé promulguer un nouveau « Code du travail ».

Ce nouveau code est un recul sur 120 ans d’histoire sociale. Il contient potentiellement toutes les régressions annoncées par Sarkozy : 3851 articles modifiés, un redécoupage en 8 livres, 38 chapitre, un reclassement de lois en décrets, de décrets en arrêtés, la destruction de dizaine d’années de jurisprudence, la remis en cause du droit de grève, de l’inspection du travail, de la durée du travail, des contrats...

La seule « précaution » qu’ils ont prise c’est faire en sorte que ce nouveau code du travail ne soit pas « appliqué » avant septembre prochain... si Sarkozy gagne.

6- Il accroîtrait le chômage de masse

En 5 ans, entre septembre 1997 et avril 2002, la gauche avait réussi à faire reculer le chômage de masse. Grâce aux 35 heures et aux emplois-jeunes, grâce aussi à d’importantes augmentations du Smic, un million de chômeurs avaient retrouvé un emploi.

Au contraire, la droite n’a pas fait reculé le chômage. Le taux de chômage était de 8,9 % en mars 2002, il s’élève aujourd’hui, à 8,8 % ! Pourtant, la démographie est venue au secours de l’emploi. Les enfants du baby-boom arrivent à l’âge de la retraite et de nouvelles générations, moins nombreuses arrivent sur le marché de l’emploi. Alors qu’il fallait créer prés de 250 000 emplois pour faire reculer le chômage en 2001, il suffisait d’en créer 50 000 en 2006 !

Mas la Droite a supprimé les emplois-jeunes. Elle a refusé de remplacer une partie des fonctionnaires qui partaient en retraite. Elle a contourné les 35 heures par tous les moyens. Elle a considérablement freiné l’augmentation du Smic. Elle a étouffé la croissance.

Et Sarkozy veut aller encore plus loin dans cette voie. Il affirme qu’il ne revalorisera pas la Smic ! Il veut rendre, pour les employeurs, les heures supplémentaires moins chères que l’embauche ce qui ne pourra que freiner l’embauche. Il ne veut remplacer qu’un fonctionnaire sur deux qui partiraient à la retraite. Il veut que la retraite puisse se cumuler avec le salaire et reconnaît, du même coup, qu’avec la loi Fillon, les retraites ne permettront plus de vivre. Mais en permettant ce cumul, c’est des centaines de milliers de jeunes auxquels il barrerait l’accès à l’emploi.

7- Il généraliserait la précarité

Le 21 janvier 2007, Sarkozy déclarait lors d’une rencontre avec des patrons de PME qu’il entendait s’inspirer du contrat nouvelle embauche, le « CNE » pour créer « un contrat de travail unique. « Le CNE c’est un progrès, il ne faut pas y toucher » précisait-il, encore.

La droite affirme que 700 000 emplois ont été créés grâce au CNE. C’est faux, ces 700 000 soi-disant créations d’emplois ne sont qu’un « effet d’aubaine » : les salariés embauchés en CNE auraient de toute façon été embauchés sous une autre forme : CDI ou CDD.

Ce que propose Sarkozy c’est purement et simplement la mort du droit du licenciement. Pas seulement pendant une période de deux ans comme le CNE et le CPE mais tout au long de la vie professionnelle, un employeur pourra vous licencier sans motif.

Etre licenciable sans motif, c’est ne plus pouvoir défendre ses droits, c’est ne plus pouvoir se syndiquer ouvertement, c’est ne plus pouvoir revendiquer le paiement de ses heures supplémentaires, c’est ne plus pouvoir « broncher » sous peine de perdre son emploi. Etre licenciable sans motif, c’est un retour en arrière de 120 ans, dans le droit, la dignité élémentaire des salariés, c’est le retour à Germinal, à Zola.

8- Il imposerait des retraites toujours plus basses, toujours plus tardives

La loi Fillon contre les retraites a nivelé les retraites par répartition vers le bas en alignant les salariés de la fonction publique sur les 40 ans de cotisations que la réforme Balladur avait déjà imposée en 1993 aux salariés du privé.

Le patronat continue à licencier à tour de bras les salariés de plus de 50 ans qui n’auront donc pas assez de trimestres pour une retraite à taux plein. L’allongement de la durée de cotisation signifie en réalité une diminution considérable du niveau des retraites dans le secteur privé. Sans doute aussi dans le secteur public.

Sarkozy ne remet pas en cause la loi Fillon. Au contraire, il veut l’étendre aux régimes spéciaux de retraites. Il veut surtout mettre en œuvre l’article 5 de la loi Fillon qui permet d’imposer par simple décret un allongement supérieur à un trimestre par an de la durée de cotisation. Les 45 annuités prônées par le MEDEF se rapprocheraient à grands pas.

9- Il encouragerait l’assaut des assurances complémentaires contre la Sécu

Lors de son voyage aux Etats-Unis en 2004, M. Sarkozy déclarait, au cours d’un banquet : « Ici aux USA on a la culture de la réussite, en France quand on subit un échec on perçoit une allocation ». Les Etats-Unis comptent 45 millions de personnes sans aucune couverture sociale et c’est ce modèle là que Sarkozy encensait au moment où Douste-Blazy préparait sa loi, véritable machine infernale contre l’assurance-maladie obligatoire.

Les causes réelles du déficit n’ont pas été prises en compte par cette loi : le coût des médicaments, les accidents du travail et les maladies professionnelles mises à la charge du régime général de l’assurance-maladie, l’augmentation des tarifs des médecins libéraux, la stagnation des cotisations sociales patronales depuis 20 ans.

L’hôpital public a été la cible de toutes les attaques : le Plan hôpital 2007 programme la mainmise des cliniques privées sur le secteur hospitalier et la mise à l’écart de dizaines de milliers de malades « non rentables ». Le forfait hospitalier est passé à 16 euros par jour. Un forfait de 18 euros a été imposé sur les actes de plus de 90 euros. Les tarifs des médecins ont considérablement augmenté.

Aujourd’hui, alors que Douste-Blazy assurait que sa loi assurerait l’équilibre de l’assurance-maladie en 2007, le déficit de l’assurance-maladie s’élève à 5,9 milliards d’euros. L’actuel ministre de la Santé, Xavier Bertrand s’en félicite. Mais dès que les élections seront passées, si par malheur Sarkozy et la Droite l’emportaient, ces 5,9 millions d’euros de déficit redeviendrait rapidement un « déficit abyssal ». Le nombre des soins remboursés diminuerait encore, les franchises, les forfaits se multiplieraient. Confrontées à la concurrence des sociétés d’assurance les mutuelles ne pourraient pas faire autrement que relever leurs tarifs et finiraient par sélectionner leurs adhérents en fonction de leur état de santé.

Pour une grande partie des assurés sociaux, le dilemme serait terrible : soit ils ne pourraient plus se soigner, soit ils devraient accepter la hausse inéluctable des tarifs de leur assurance complémentaire et rogner d’autant leurs autres dépenses.

10- Délocaliser sur place en multipliant les « sans papiers »

Sarkozy a considérablement aggravé les conditions de vie des immigrés. La durée de présence sur le territoire français (10 ans auparavant) donnant droit au séjour régulier est supprimée. Le regroupement familial est soumis à des conditions de salaire et de logement. La « validité » du mariage est contrôlée « au regard de leur intensité, de leur ancienneté... ». Les expulsions, les rétentions administratives ont été systématisées. Aux rafles (arrestations massives), s’ajoutent les arrestations à domicile, en préfecture (au moyen de convocations pièges), aux abords des Restos du cœur et jusque devant les écoles. Pour atteindre les 25 000 expulsions annuelles décidées par Sarkozy.

Sarkozy veut aller encore plus loin dans la répression et la stigmatisation des immigrés. Il annonce qu’il ferait voter dès juillet 2007 une loi qui durcirait les conditions du regroupement familial, en obligeant, notamment, les étrangers à connaître la langue française avant leur entrée sur le territoire.

La politique de Sarkozy vise, en réalité, deux objectifs.

Attirer les électeurs de Le Pen : en faisant mine de protéger une identité nationale qu’il est incapable de définir.

Et surtout, consolider un marché du travail parallèle qui pèse sur l’ensemble du marché du travail. Dans de nombreux secteurs (BTP, ce qui reste de la confection, agriculture, restauration, hôtellerie, services à la personne...) ces travailleurs sans papiers pèsent sur les conditions de salaire et de travail de l’ensemble des salariés de ces secteurs, pour le plus grand profit des employeurs. C’est la délocalisation sur place.

11- Il veut instaurer des impôts encore plus injustes

Sarkozy est contre l’impôt. C’est, en tous les cas, l’image qu’il veut donner. Quand on y regarde d’un peu plus près, il n’est pas difficile de constater qu’il n’est pas contre l’impôt en général, mais contre certains impôts.

Il n’a rien contre la TVA, la TIP, la taxe d’habitation Il n’a rien contre la TVA. Au contraire, il propose d’étudier « sans a priori idéologique » le principe d’une TVA sociale qui se substituerait aux cotisations sociales patronales. La TVA est pourtant l’impôt le plus injuste qui soit puisqu’il frappe d’un même taux d’imposition tout consommateur, qu’il soit pauvre ou riche.

Il n’a rien contre la Taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIP). La gauche l’avait rendue « flottante » pour qu’elle diminue lorsque les prix du pétrole augmentent. Le gouvernement Raffarin, auquel participait activement Nicolas Sarkozy a supprimé cette possibilité. Il n’a rien contre la taxe d’habitation dont la base est archaïque et qui ne tient aucun compte des revenus des contribuables.

Par contre, Sarkozy est un adversaire résolu de l’Impôt sur le Revenu, de l’Impôt de solidarité sur la fortune ou de l’Impôt sur les Sociétés, les impôts que les riches redoutent le plus.

12- Il veut en finir avec les services publics, déconsidérer et affaiblir la fonction publique

En 2004, le ministre des Finances d’alors, Nicolas Sarkozy, l’avait juré à la tribune de l’Assemblée Nationale : jamais la part de l’Etat ne descendrait en dessous de 70 % du capital d’EDF ou de GDF ! Il n’aura pas fallu deux ans pour apprécier à sa juste valeur la parole de Sarkozy. La majorité de droite dont il dirige le principal parti, l’UMP, a voté une nouvelle loi permettant la fusion du groupe privé Suez et de GDF. Cette fusion, si elle arrivait à son terme, signifierait la privatisation de GDF puisque l’Etat ne détiendrait plus que 34,6 % du capital de la société fusionnée.

Sarkozy veut aller encore plus loin et propose de diminuer encore la part de l’Etat dans le capital d’EDF comme de GDF.

Sarkozy utilise une bonne partie de ses interventions publiques à stigmatiser les fonctionnaires. Il trouve ces fonctionnaires tellement peu utiles qu’il annonce qu’il ne remplacera qu’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Il ne précise bien sûr pas quels seront les postes de fonctionnaires qu’il supprimera : les pompiers, les infirmières, les policiers, les magistrats, les enseignants ? Il serait pourtant urgent qu’il le fasse car le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux lors de son départ en retraite correspond à la suppression de 150 000 emplois sur 5 ans dont , au moins, 80 à 90 000 enseignants !

13- Il veut que l’Etat pénal remplace l’Etat social

En 2002, aidée par une campagne inouïe des principaux médias, la Droite s’était faite élire sur le thème de la « sécurité ». Cinq ans après, son bilan est consternant et Sarkozy, Ministre de l’intérieur pendant plus de quatre ans est le premier responsable de cet échec sur toute la ligne.

Quel est ce pays où l’on arrête un grand-père qui vient chercher ses enfants à l’école en mettant la directrice en garde à vue parce qu’elle protége les dits enfants ?

C’est un pays où la fracture sociale est brutale, énorme. C’est un pays archi riche des 100 milliards de bénéfices gagnés par les entreprises cotées au Cac 40 et de 7 millions de travailleurs pauvres ! C’est un pays où l’insécurité sociale, le chômage de masse font le lit de l’ « insécurité ».

Et Sarkozy annonce qu’il va aller encore plus loin dans le même sens : renforcer le cercle vicieux de la violence en répondant à toute violence par encore plus de violence. En un mot, remplacer l’Etat social par l’Etat pénal.

14- Il veut une République présidentielle, corporatiste et communautariste

Sarkozy veut renforcer le rôle du président de la République auquel seraient rattachés « les outils nécessaire à la réforme de l’Etat ». L’article 49-3 serait maintenu ainsi que le vote bloqué. Le cumul des mandats continuerait.

Le rapport Machelon, commandité par Sarkozy lorsqu’il était ministre de l’Intérieur propose de modifier l’article 2 de loi de 1905 « La République ne reconnaît, ne salarie, ne subventionne aucun culte » et de réinstaller le religieux dans l’espace public. Ce dont Sarkozy ne s’est pas privé lui-même, en insistant sur sa foi chrétienne.

La République de Sarkozy serait corporatiste : le Parlement serait dessaisi du pouvoir de voter seul les lois sociales. Aucune loi sociale, en effet, ne pourrait plus être votée si elle n’avait pas fait l’objet d’un accord préalable entre le patronat et les syndicats de salariés. Cela reviendrait à donner un droit de veto au MEDEF sur toutes les lois sociales. Avec un tel veto donné au patronat, jamais les 40 heures, les congés payés, les 35 heures, la Sécurité sociale n’auraient pu voir le jour.

La République de Sarkozy serait communautariste : après avoir installé un Conseil Français du Culte Musulman, il veut généraliser la « discrimination positive » qui l’avait amené à nommer un Préfet parce qu’il était « musulman ».

15- Il veut une Union européenne toujours plus libérale

Nicolas Sarkozy a décidé de ne tenir aucun compte du vote du 29 mai 2005 et du rejet massif de l’Europe libérale par les électeurs de notre pays.

Que le « non » l’est emporté à une large majorité ne lui fait ni chaud ni froid. Il a d’ailleurs décidé de considérer ce vote comme nul et non advenu. Il a dores et déjà annoncé qu’il se refusait à organiser un nouveau référendum sur le traité européen. Il a décidé de se passer du peuple dont la fiabilité est de moins en moins sûre : il fera entériner, s’il l’emporte le 6 mai prochain, un nouveau traité européen par le Parlement.

Jean-Jacques Chavigné - Gérard Filoche

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Par lionel - Publié dans : politique
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Lundi 23 avril 2007 1 23 /04 /2007 13:14

Un rassemblement est en marche, une dynamique est en mouvement.


Ségolène Royal devant le siège du Parti Socialiste au soir du 1er tour.

 
 

Merci de m'avoir attendue, aussi tard. Je remercie à nouveau tous les électeurs et toutes les électrices qui nous ont donné ce score extraordinaire.

Merci à tous les partenaires de la gauche et aux écologistes dès ce soir rassemblés sous mon nom.

Un rassemblement est en marche, une dynamique est en mouvement.

La bataille commence dès ce soir.

Pour nous conduire vers la victoire, j'ai besoin de vous, bien sur de tous les militants socialistes mais bien au-delà, je n'appartiens plus aujourd'hui seulement aux militants socialistes.

Je dois aller au-delà, bien sûr en rassemblant toute la gauche et les écologistes mais aussi, encore au-delà, pour rassembler une majorité de Français qui veulent vraiment que ça change, que ça change vraiment. Et qui veulent aussi que le pouvoir sortant rende des comptes. Ce sera ce que nous allons faire dans les jours qui viennent, pour que la France se relève, pour que nous défendions nos valeurs, parce que l'ancien système ne fonctionne plus, et je vous invite à l'imaginer, cette France qui a envie d'aller de l'avant alors tourner vous vers tous les Français, tournez vous vers tous les citoyens.

Je vois beaucoup de jeunes, je fais appel à toutes les forces de la jeunesse, c'est pour ces forces de la jeunesse que nous construisons aujourd'hui une France plus juste et un monde meilleur. C'est sur cette énergie là que je vais m'appuyer pour mener cette bataille et pour la gagner.

Demain soir, j'appelle à un grand rassemblement à Valence, c'est la première étape, et mardi soir à Montpellier, c'est la deuxième étape, et ainsi de suite. Et d'étapes en étapes, je sens une vague qui va se soulever, cette vague qui, aujourd'hui, a conduit des millions et des millions de Français vers les urnes et notamment ceux qui pensait que la politique ne comptait pour rien, nous avons donc une responsabilité essentielle, une responsabilité majeure, celle de réussir le changement, celle de construire cette France neuve et c'est à cela que je vous appelle, alors mobilisez vous, avançons, en avant !

Par lionel - Publié dans : politique
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