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Ségolène Royal a annoncé vendredi lors d'une réunion publique à Paris qu'elle serait candidate à la direction du PS "si les militants le jugent utile" lors du congrès de Reims au mois de novembre.

Par ce geste, l'ex-candidate à l'Elysée en 2007 tente de couper l'herbe sous le pied du maire de Paris, Bertrand Delanoë, dont la semaine prochaine doit marquer la montée en puissance avec la sortie d'un livre et une réunion de ses soutiens.

"Si les militants partagent les orientations que nous proposerons, j'assumerai les responsabilités qui en découlent (...)", a déclaré la présidente du Poitou-Charentes devant 4 à 500 militants réunis dans le XXe arrondissement, le plus populaire de la capitale, pour "un atelier citoyen".

"Si les militants en décident ainsi et l'estiment utile pour le parti socialiste, j'accepterai avec joie et determination d'assumer cette belle mission de chef du parti", a ajouté Mme Royal, qui entend "porter une conception du renouveau du socialisme en France et dans le monde".

Au fil des semaines, la candidature de Mme Royal apparaissait comme une évidence. Mais le moment est inattendu, l'élue picto-charentaise ayant réaffirmé il y a quelques jours devant des journalistes que le moment n'était pas venu.

Dans le complexe de La Bellevilloise, un "lieu de vie" avec théâtre et restaurant, l'ex-candidate à l'Elysée a lancé: "Nous savons tous que le PS a besoin d'un leadership".

Alors que bien des médias annoncent un choc entre Bertrand Delanoë et elle-même au congrès de Reims, Mme Royal a assuré qu'il n'y avait "pas de risque d'affrontement ou de guerre des chefs". "Les militants n'en veulent pas et ils n'en auront pas. En ce qui me concerne, le débat sera respectureux", a-t-elle ajouté.

La présidente de région a précisé que, passage obligé pour conquérir le parti, elle ferait "une offre politique aux militants sous forme d'une contribution puis d'une motion". "Dès la semaine prochaine, nous passons à la rédaction de la contribution" qui devra être déposée au plus tard le 1er juillet, a-t-elle ajouté.

Mme Royal a d'autre part annoncé le soutien, d'ores et déjà, de 25 premiers secrétaires de fédérations départementales, de petite taille en majorité, mais aussi de taille moyenne comme l'Aude, le Var, la Somme ou encore l'Indre-et-Loire.

Selon la présidente du Poitou-Charentes, qui a multiplié les références à François Mitterrand, "le Parti socialiste est bien à la croisée des chemins: celui de la renaissance ou du sur-place".

Régulièrement accusée de vouloir soigner sa popularité en jouant sur son image, Mme Royal s'est défendue de vouloir "flatter les militants". "Je veux les respecter et les convaincre", a-t-elle dit, promettant à nouveau de "parler aux militants comme (elle) parle aux Français". "Il n'y aura pas de faux débats, de postures toutes faites".

Souvent accusée de faire le jeu de François Bayrou, l'ex-candidate a prôné "un parti socialiste qui soit le centre de gravité pour toute la gauche dans le respect de nos partenaires".

Face à "ceux qui déforment ou dénigrent" sa méthode - partir d'un questionnaire aux militants pour proposer un projet politique au congrès -, Mme Royal a affirmé que c'était "le contraire du populisme et de la démagogie", dénonçant un "ordre jupitérien" où on "décide dans la solitude de son bureau".

Source : AFP


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Les personnels des caisses primaires d'assurance maladie (CPAM), rejoints par le collectif national contre les franchises médicales, appellent à la mobilisation dans toute la France, vendredi 16 mai, pour demander le retrait des franchises médicales, selon un communiqué diffusé par la CGT.
"Le 16 mai dans toute la France, les personnels des caisses primaires d'assurance maladie et le collectif national contre les franchises (...) iront à la rencontre des assurés sociaux pour dénoncer les franchises, mobiliser pour obtenir leur retrait", indique un communiqué sur le site internet de la CGT.

Les assurés seront invités à signer "une pétition déjà remplie sur le papier ou par internet par plus de 600.000 personnes", ajoute le communiqué du collectif, dont fait partie la CGT, comme plusieurs dizaines d'organisations (syndicats de salariés, syndicats de médecins, partis de gauches).

Obstacle

"Les franchises sont un obstacle à l'accès aux soins, elles mettent en difficulté des personnes âgées, des invalides, des familles à revenus modestes, qui repoussent ainsi à plus tard leurs démarches de soins...ou y renoncent même", estime le collectif.
Depuis le 1er janvier, les assurés sociaux doivent payer 50 centimes par boîte de médicament et par acte paramédical, et deux euros par transport sanitaire, dans la limite de 50 euros par an.

Ces franchises s'ajoutent au forfait d'un euro sur chaque consultation ou acte médical, depuis 2004, également plafonné à 50 euros par an et par patient, ainsi qu'au forfait hospitalier de 16 euros et au forfait de 18 euros prélevé sur les actes techniques d'un coût supérieur à 91 euros.

Moins de dépenses de santé

Plus de quatre mois après leur entrée en vigueur, les franchises médicales produisent leurs premiers effets en termes d'économies mais continuent de susciter une forte opposition chez les Français, qui les placent en tête des mesures gouvernementales les plus impopulaires.

Le gouvernement prévoit que cette mesure rapportera 850 millions d'euros par an, destinés au financement du plan Alzheimer, de la lutte contre le cancer et des soins palliatifs.
"Nous constatons un "effet franchise", c'est-à-dire un infléchissement notable des dépenses remboursées de médicaments au premier trimestre", a relevé le directeur de la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam), Frédéric van Roekeghem, dans un entretien accordé à la Tribune.

Un phénomène qu'interprètent différemment les opposants aux franchises. "En réalité, on voit de nombreux malades qui repoussent des soins ou qui y renoncent", constate Christian Lehmann, médecin généraliste mobilisé au côté de Bruno Pascal Chevalier, malade du sida en "grève des soins" contre les franchises.

Source : Nouvelobs.com

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Le chef de file des députés PS Jean-Marc Ayrault estime que l'annonce d'une loi rendant obligatoire l'accueil des enfants en cas de grève dans les écoles est "une provocation" de la part du chef de l'Etat, dans une interview au Parisien/Aujourd'hui en France publiée vendredi.

Le jour où les enseignants défilent nombreux, la seule réponse qu'apporte le chef de l'Etat équivaut à une provocation", affirme M. Ayrault commentant cette mesure annoncée jeudi par Nicolas Sarkozy, à l'issue d'une journée de grève dans l'Education nationale.

"L'Education nationale ne pourra pas être réformée en dressant les parents d'élèves contre les enseignants" ajoute-t-il, jugeant que "la méthode autoritaire du président n'est pas la bonne". Selon le député-maire de Nantes, "depuis quelques jours, on assiste à un durcissement de l'Elysée pour plaire à un noyau dur de l'électorat de droite".

Le premier secrétaire du PS François Hollande a accusé jeudi le président Nicolas Sarkozy d'"ouvrir une épreuve de force, inutile et blessante" et de "diviser les Français" en annonçant une loi sur l'accueil obligatoire des enfants en cas de grève dans les écoles.

"Nicolas Sarkozy veut ouvrir une épreuve de force, inutile et blessante, il veut diviser les Français, mettre une partie de l'opinion au service d'une cause simplificatrice et enfin, engager une manoeuvre politique, quand il faut répondre aux besoins de l'école et de l'avenir des enfants", a déclaré M. Hollande à l'AFP par téléphone.

Source : AFP

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Une semaine après la publication du texte du maire de Paris, la présidente de la région Poitou-Charentes a présenté mercredi une première synthèse de sa consultation participative lancée début avril. Elle entend gagner sur ses idées, sans compromis avec ses rivaux.

Ségolène Royal accélère le tempo à un mois du dépôt des contributions pour le congrès du PS, qui se tiendra du 14 au 16 novembre à Reims. Fidèle à sa méthode de démocratie participative, elle a dévoilé à la presse la première synthèse des contributions déposées par les militants sur son site Internet, qui fera l'objet d'un "atelier citoyen" vendredi soir à Paris.

Mardi prochain, Mme Royal entamera en Lorraine une tournée des fédérations à raison d'un déplacement par semaine. Elle a par ailleurs annoncé pour la fin juin la parution d'un livre de dialogue avec le sociologue Alain Touraine.

Lors de son point presse, Ségolène Royal a levé un coin du voile sur sa stratégie. Les 1.600 messages recueillis sur le site Congresutileetserein montrent selon elle le "grand désarroi" des militants et la nécessité de "reconstruire le discours socialiste". Un an après l'élection de Nicolas Sarkozy, dont elle dénonce "l'échec", " il faut reconstruire des bases théoriques, idéologiques, mais aussi des raisons de croire à nouveau à un avenir ".

Ségolène Royal a affiché son ambition de changer le fonctionnement du PS pour en faire un parti de masse. "Il y a un fossé entre 130.000 militants et 15 millions d'électeurs", a-t-elle lâché, pas tendre pour son ex-compagnon François Hollande. "On est un peu comme avant Epinay, il faut imposer des formes nouvelles d'attractivité".

Pour y parvenir, Mme Royal entend reprendre dans sa contribution, limitée aux grandes thématiques, les innovations idéologiques de son projet présidentiel, même si elles passent toujours aussi mal au PS. Les thèmes de l'identité française, de l'ordre juste et l'alliance avec le centre figureront dans le texte.

Elle y ajoutera des thématiques qui, selon elle, montent dans la société française, un an après l'élection de Nicolas Sarkozy, comme l'accès aux biens de base tels que l'éducation ou la santé, promettant des réponses "iconoclastes".

En revanche, le SMIC à 1.500 euros et les 35 heures pour tous, deux propositions imposées par le PS à sa candidate, ne seront pas repris dans sa contribution. "Si je ne crois pas à quelque chose, je ne le dirai pas".

"Dans ce congrès, j'ai l'intention de parler aux militants comme je parle aux Français", a expliqué Mme Royal, en affichant son refus de la "tactique", des "recettes", du "vocabulaire obligé" des congrès ("j'aime le Parti socialiste") et du "double langage".

Pas question non plus de publier la liste de ses soutiens. (..) Ségolène Royal entend refaire le coup de la primaire de 2006, quand elle avait été désignée par 60% des militants. "Je pars dans le congrès pour être majoritaire", a-t-elle prévenu. Bravache, elle a exclu par avance toute synthèse avec ses concurrents, malgré les conseils pressants de certains de ses "amis". "La politique, c'est s'engager et poursuivre son combat assis sur son cheval et pas en se protégeant derrière un paravent", a conclu celle qui entend rester une "femme debout". Au risque d'être battue lors du vote des militants.

Avec AP


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Ségolène Royal a jugé mercredi qu'"on ne devrait pas déréglementer la grande distribution", évoquant le projet de loi sur la modernisation de l'économie (LME) et qu'il faudrait plutôt "renforcer le pouvoir des consommateurs" et "autoriser les actions de groupe".

Lors d'un point de presse à son quartier général, la présidente de Poitou-Charentes a jugé sur l'assouplissement des règles d'implantation des grandes surfaces, que cette "façon de procéder" est "dangereuse", car "on est dans un système en France hyper-concentré" et que "libéraliser à nouveau la grande distribution ne donne aucune garantie qui permettrait par une concurrence accrue de baisser les prix".

"On ne devrait pas déréglementer la grande distribution", a-t-elle jugé, estimant cependant que la loi Galland-Raffarin a eu des "effets pervers" car elle a "contribué à la concentration de la grande distribution et permis des ententes occultes entre les grandes marques".

"Pour revenir en arrière", Mme Royal juge qu'il faut "qu'on empêche les ententes, qu'on protège les différents producteurs", "qu'on renforce le pouvoir des consommateurs".

"La libéralisation de la concurrence est largement à l'oeuvre, car toutes les grandes marques ont déjà des filiales de hard discount", a jugé l'ancienne candidate à la présidentielle, pour qui "c'est une fausse concurrence qui va s'installer".

"L'urgence est de limiter la concentration des centrales d'achat", a-t-elle affirmé et "la France doit absolument se doter d'une législation sur la mise en place d'actions de groupe à la française".

"Si on veut faire marcher la concurrence, il faut renforcer le pouvoir des consommateurs et autoriser les actions de groupe", qui permettraient "la clarté et la transparence", a-t-elle affirmé, estimant que le Medef et le patronat "bloquent".

Les "actions de groupe pourraient obtenir la transparence sur la répartition des marges", citant le "mystère" de la tranche de jambon, avec les producteurs de porc en crise et la tranche de jambon qui "a augmenté de 25%".

Source : AFP


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La commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale a rejeté mercredi matin 14 mai le projet de loi de réforme des institutions. La commission était saisie pour avis. Le texte a été rejeté par 4 voix contre 3, a-t-on appris de source parlementaire.

"Ce vote n'a pas d'incidence directe sur la suite des travaux, mais c'est un geste politique fort", a estimé cette même source.

Des députés UMP votent contre

Trois députés UMP -dont le président de la commission Axel Poniatowski- ont voté pour le projet tandis que trois autres -Jacques Myard, Hervé de Charette et Roland Blum- ainsi qu'un député PCF ont voté contre, selon des sources parlementaires.

Axel Poniatowski a confirmé le rejet du projet de loi. "C'est un vote contre émis plutôt sur le texte en l'état. Certaines dispositions doivent être approfondies. Les députés sont en effet gênés par un certain nombre de points de blocage comme la suppression du référendum obligatoire pour toute nouvelle adhésion à l'Union européenne", a-t-il tenté de minimiser.
"Ce vote n'a pas de conséquence sur l'avenir du texte", qui doit être examiné à partir de mardi prochain dans l'hémicycle, a souligné le président de la commission.

Nouveau couac

Ce nouveau couac au sein de la majorité survient au lendemain du rejet par les députés du projet de loi sur les OGM, par le vote d'une motion de procédure PCF adoptée à une voix près (136 contre 135), faute d'une mobilisation suffisante des députés de la majorité, divisés sur ce texte.

Le projet de réforme constitutionnelle, sur lequel Nicolas Sarkozy s'est fortement engagé mais qui divise à droite comme à gauche, vise à octroyer, selon le gouvernement, de nouveaux droits au Parlement et aux citoyens.

Source : Nouvelobs avec AFP


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